lundi 8 juillet 2013

WiFi gratuit en gare, c'est bon pour le BYOD tout ça!

Vendredi dernier, deux ministres (Innovation & Économie numérique, Transports) ont lancé les services "gares digitales" avec un WiFi gratuit et des services pour faciliter les déplacements des voyageurs.

Cela semble un peu tard pour aider les vacanciers qui se ruent hors de la capitale et partout en France ce week-end, mais c'est pile-poil pour leur prochaine rentrée professionnelle en septembre. 

Car la gare, c'est aussi le principal lieu de transit professionnel pour aller et revenir du bureau, bien avant les vacances.

Le plan prévoit 100 gares d’ici la fin de 2013 (sur 3000 gares en France dont 230 TGV). Fin 2012 la SNCF qui est à la manœuvre, avait d'ailleurs signé un accord avec Gowex, une entreprise leader dans le développement du WiFi dans les villes, pour équiper la Gare de Marseille Saint-Charles. On imagine que les retours ont été positifs ou que le gouvernement a été particulièrement convaincant pour la généralisation. Et les villes numériques ont aussi besoin de ce type d'infrastructures pour connecter leurs citoyens.

Quoi qu'il en soit, ce plan "Gares digitales" permet d'imaginer une plus forte proportion de salariés équipés en WiFi, sans 3G. Une technologie beaucoup plus abordable que la 3G ou la 4G car sans abonnement. Et donc certainement d'augmenter la part de salariés arrivant avec leur propre équipement Wifi dans les entreprises... en descendant du train tout simplement.

La vision de GreenSI c'est que les tablettes 7" vont fleurir dans les gares. Avec certainement beaucoup plus d'Android que d'iOS.
iPadMini, Nexus ou Kindle Fire comme sur la photo, ou l'une des nombreuses tablettes qui sont lancées en 2013. Un format bien adapté à la lecture, une des activités du voyageur qui prend les transports en commun. Mieux que le smartphone en 5" en tout cas. Mais surtout le 7" est un segment du marché des tablettes très concurrentiel où les offres low-cost permettent d'acheter des produits déjà performants entre 130€ et 250€. Au moins deux moins cher qu'un Smartphone dernier cri ou qu'une tablette 10".

Une fois chargé en Wifi, un article ou un livre se lit sans connexion, car ces tablettes stockent entre 16Go et 32Go en standard.

Les études (dont celle d'Adobe 2013) montrent que les usages sur tablettes sont aussi différents de ceux sur mobile. Et que justement les tablettes sont pertinentes pour les médias, mais surtout les voyages et les achats en ligne.

De plus la SNCF a bien perçu la course à l'accès internet pendant le déplacement, dans les avions et bientôt dans les voitures. Une consultation est donc lancée pour la connexion internet dans les TGV.

Les TER et Transilien présentent aussi un potentiel de clients réguliers qui sont peut-être même prêt à payer pour accéder au WiFi pendant leur trajet. Alors à quand l'abonnement Navigo (en Ile-de-France) avec option WiFi en plus?

D'autre part la France a aussi un retard a rattraper pour l'utilisation des livres numériques (0,5%). Un retard qui s'explique plus par un "manque d'enthousiasme" des grands acteurs du secteur, par une offre moins riche et plus chère que dans d'autres pays: 7% en Grande-Bretagne ou 20% aux États-Unis.

Et quand on explique que le Français refuserait de lire en numérique et préfère le papier, GreeSI se demande pourquoi on ne communique par pour lui expliquer les avantages du numérique (moins de papier, d'encre, de diesel pour distribuer....). Après tout on apprend bien aux jeunes à fumer avec du marketing et de la communication.

Ceci pour dire qu'il y a certainement un potentiel de développement de ces liseuses et que les tablettes 7" vont y contribuer et certainement remplacer les premières liseuses. Des alliances sont en train de se former pour résister comme Booken qui vise l'enseigne Relay (avec la fermeture de Virgin)... justement très présente dans les gares.
 
Le développement du Wifi en gare, et demain dans les trains, pourrait donc booster l'équipement des français avec des appareils sans 3G qu'ils pourront aussi utiliser chez eux avec leur Box.
 
La question de GreenSI est :
que va faire le salarié qui arrive dans l'entreprise avec sa tablette WiFi ?


Réponse 1 : la laisser sagement dans son sac pour ne pas décharger la batterie.

Réponse 2 : demander de la raccorder aussi au réseau de l'entreprise.

C'est donc peut-être le moment de reposer sur la table les règles et les possibilités de raccordement WiFi au réseau de l'entreprise. 

Sur le plan technique, mais surtout sur le plan du management, pour définir les usages autorisés ou pas. Mais c'est aussi l'opportunité de développer l'accès à l'intranet ou aux outils de dialogues internes, pour ceux qui n'ont pas de poste de travail fourni par l'entreprise. Préparons-nous à cette arrivée...

samedi 28 avril 2012

Les nouvelles évidences numériques de la Génération Y au lycée

Green SI a rencontré la fameuse génération Y et s'est intéressé à ses usages de l'informatique et de la téléphonie.
Oh, il ne s'agit pas d'une étude complète sur un échantillon représentatif, mais juste de l'interview d'un seul jeune. Mais un jeune qui a inséré seul le numérique en classe quand l'Education Nationale cherche toujours par quel bout prendre le sujet. Il nous livre en miroir une foule de questions sur notre approche du numérique et nos propres usages.

GreenSI : Bonjour, Yohann. Tu as 16 ans et tu es élève en première S. Tu utilises chaque jour plusieurs terminaux. Est-ce que tu peux nous les présenter et nous parler de tes usages?
J'ai un Windows Phone comme compagnon numérique, un eePC portable quand je suis à l'école, mais j'utilise un ordinateur tour à la maison pour les jeux en ligne ou le travail personnel. Il a deux écrans car c'est plus pratique. Je stocke tout sur un disque dur externe de 1To. J'ai aussi une console de jeux, mais pas dans ma chambre. Toute ma musique est numérique et est sur mon le téléphone pour l'avoir toujours sur moi. Ce qui m'a fait choisir un casque audio pouvant aller sur un téléphone ou en USB.

GreenSI : Tu n'as de tablette?
Non, c'est pour ma mère! Je consulte plus de vidéos que de textes et c'est plus pratique sur un grand écran que sur une tablette. Elle ne me servirait pas et elles sont plus volumineuses à transporter que mon téléphone.

GreenSI : Pas de TV non plus dans ta chambre?
Non, car je la regarde peu et uniquement sur mon ordinateur. Les sites de replay et de VOD me permettent de ne pas rater les quelques émissions que j'aime. J'ai un grand écran de projection qui se déplie dans ma chambre pour regarder des films avec mes amis qui amènent un rétroprojecteur.

GreenSI : quel est le premier terminal que tu utilises le matin? le dernier?
C'est le téléphone. Je regarde les messages SMS de la nuit ou de mes camarades qui sont déjà à l'école pour savoir par exemple si un professeur est en retard ou absent. Ensuite je regarde la météo, les news et le top tweets qui complète bien les news dont les journaux ne parlent pas encore. Tout cela dans la tuile "Maintenant" de mon Windows Phone qui est très pratique.
Avant de me coucher, un dernier regard sur mon téléphone en train de se recharger.

GreenSI: tu aimes bien Windows Phone, pourquoi et quels sont tes usages?
Je dirais la simplicité. Dans un monde où on a un nombre de besoins fini et un nombre d'applications infini, la règle de survie c'est de savoir quels sont tes besoins de façon précise. Ensuite grâce à la page d'accueil tu peux y accéder rapidement. Pour les besoins moins fréquents ou nouveaux, il sera bien temps d'aller fouiller dans un catalogue d'applications.

Mes applications sur ma page d'accueil sont Facebook, Twitter, SMS, google, la météo et le Figaro qui est une application bien organisée: le flash, les dernières infos, les catégories. Je consulte régulièrement les catégories culture, actualités et économie. Un seul journal me suffit.

Un second bon point pour Windows Phone c'est la communication. Encore une fois c'est simple d'accès: une conversation commence par SMS et peut se terminer sur Facebook et MSN, et je trouve tout au même endroit. Je partage mes photos en un clic sur Facebook, Twitter ou via un SMS. La fonction "quoi de neuf?" permet d'avoir les nouvelles de ce qui s'est passé dernièrement avec mes copains.

GeenSI : Et Apple?
C'est cher. On rencontre de plus en plus d'élèves qui disent que c'est une "machine a fric" et dans mon lycée il y a un début de réaction "anti Apple".
Android est populaire, mais encore "bas de gamme" et pas encore aussi fini qu'Apple ou Windows.

GreenSI : tu utilises un ordinateur portable à l'école en première S, qu'est ce qu'il t'apporte comment tu t'organises ?
C'est un Asus que j'ai choisi pour la longévité de sa batterie, son faible poids et son prix, moins cher qu'un portable. C'est un usage d'ordinateur satellite de celui qui reste dans ma chambre. Il a le wifi et quand je rentre mes documents se synchronisent avec Goodsync.
J'utilise aussi Skydrive avec mon groupe de TP, ou mon trinome projet. Comme cela on partage automatiquement les documents avec mes camarades, depuis un PC ou depuis mon téléphone.
Je ne l'utilise que pour le travail en classe et pas pour les jeux. Je prends mes notes de cours dessus depuis la seconde. Cela permet aussi de compléter les informations du cours directement pendant la classe. L'autre jour un professeur ne se rappelait plus exactement le nombre de cellules dans le corps humain, je lui ai proposé de regarder et on a pu vérifier en quelques secondes qu'il y en a 10 puissance 14. Dans un autre cours, en espagnol, on a pu écouter une musique en rapport avec la leçon et la commenter ensemble. Les classes seraient plus interactives si les élèves et les professeurs partageaient plus de contenus numériques pendant les cours.

GreenSI : quels sont tes freins à l'usage d'un ordinateur en classe aujourd'hui?
Ce qui manque c'est le Wifi dans les classes. En fait il y en a dans l'école, mais il est réservé aux profs... qui n'ont pas d'ordinateurs. 
Aujourd'hui on est 4 a utiliser un ordinateur, il n'y a que 6 prises de courant dans la classe. La bataille pour l'accès aux prises n'a donc pas encore commencée, mais elle pourrait venir...

GreenSI: quand tout ça ne marche pas comment tu fais?
Beaucoup de fonctions sont redondantes, par exemple je peux aussi envoyer un SMS ou téléphoner avec mon ordinateur. Cela permet de se débrouiller le temps de trouver le problème. 
Ensuite je m'appuie beaucoup sur les forum (ex. www.monwindowsphone.com) où  je peux expliquer mon problème et chercher des solutions.
Sinon il y a aussi une entraide dans la classe où les deux bons en informatique aident les autres. Jusqu'à présent je m'en sors.

GreenSI: et au niveau de la sécurité?
Je sais que ce n'est pas bien, mais la sécurité c'est secondaire pour les jeunes. Une fois qu'on a un antivirus on ne s'occupe plus de rien. De toutes façons ce que j'ai en numérique n'a pas de valeur et n'intéresse personne. Et si je le perds et bien tant pis.
Mes fichiers sont cependant sauvegardés sur mon disque externe.

GreenSI: comment tu vois l'avenir? Qu'est ce qu'il faudrait développer?
Aujourd'hui les échanges d'information sont très faciles et pourtant en ce qui concerne les cours, la plupart des communautés sont payantes organisés par des entreprises. Il suffirait pourtant comme sur Wikipedia que chaque élève contribue et on pourrait améliorer les contenus collaborativement. Entre copains du lycée et pourquoi pas d'autres lycées. Je suis prêt à donner mes cours numériques gratuitement et j'aimerai travailler avec d'autres élèves sur des synthèses pour préparer mon Bac l'an prochain.

Certains professeurs se mettent à l'informatique et en tout cas dans ma classe tous acceptent que les élèves aient des ordinateurs en cours, mais les échanges avec eux se limitent à la clef USB. Les espaces partagés de l'école sont très peu utilisés. Il y a donc beaucoup de progrès à faire.

Aussi pourquoi mes livres sont encore au format papier et pèsent plus de 10kg? Ils sont fournis par l'école. Si je veux l'un des rares livres scolaires numériques qui existent je dois l'acheter à nouveau, pourquoi?

A l'avenir j'aime l'idée de Microsoft de pouvoir via Zune, partager des fichiers, musiques ou films entre la XBox, l'ordinateur et le téléphone. Je voudrais des interfaces encore plus simples qui savent ce que je veux faire.

GreenSI : merci, Yohann, et bonne chance pour ton Bac!

Vous avez peut-être déjà le même à la maison!
Alors sans attendre que des bataillons de Yohann débarquent dans les entreprises, GreenSI remarque que certains usages et certaines "nouvelles évidences" émergent.
Elles rappellent des débats dans l'entreprise comme le BYOD ou la "consumerisation" de l'informatique :
  • Le premier point est certainement cette confiance absolue en la technologie, qui doit marcher, être simple, et se charger toute seule de la sécurité. Pas besoin de les convaincre d'utiliser un agenda électronique pour mieux le partager, comme on le fait encore avec certains en entreprise, mais ça doit marcher. Pas Geek mais Pratik.
  • La communication règne en maitresse et est partout, ceux qui n'ont pas de téléphone laissent des sessions de jeux en ligne ouvertes pour en utiliser la messagerie instantanée.
  • Ensuite, les frontières travail domicile qui s'estompent, ou qui se déplacent comment sur les deux écrans, l'un pour travailler et l'autre pour communiquer avec MSN et jouer... en même temps.
  • Au contraire on recherche la continuité numérique des données entre les terminaux et la capacité à avoir un terminal adapté à chaque ergonomie. Le travail et le domicile ne sont finalement que deux situations ergonomiques différentes sur les mêmes données et pour la même personne.
  • Les préférences des utilisateurs peuvent quitter le rationnel comme le choix de la marque ou du ressenti, ce qui peut amener à accepter les choix des utilisateurs sans chercher à les mettre dans une matrice d'arbitrage validée par les achats...
  • L'importance de l'interface. 
  • Il faut savoir filtrer les informations pour survivre au déluge d'information, et laisser une place a la personnalisation des filtres
Et pour terminer, on est à l'aube de repenser nos modes de travail et de collaboration dans la société de l'information. L'Education Nationale a certainement du boulot, mais ce ne sont pas les seuls. Et si on ne le fait pas, d'autres Yohann s'étant approprié le numérique s'en chargeront sans nous dans quelques années et sans nous demander notre avis.

dimanche 3 juillet 2011

Cloud + Mobilité + Social: Les questions nouvelles qui se posent à la DSI

Cloud + Mobilité + Social: Les questions nouvelles qui se posent à la DSI

L'évolution des SI: Cloud + Mobile + Social
La stratégie mobile ne peut plus être pensée seule. Elle est totalement liée à l'évolution du Cloud et du Social computing. Ce sont les trois éléments fondamentaux de l'ADN de nos futurs SI. Ils sont chacun individuellement des éléments de rupture et de transformation majeure de nos entreprises et de leur mode d'organisation.
Ce fut l'objet de ce post publié sur GreenSI (voir: Article) et sur ZDNet.

Cette présentation est de même inspiration. Elle est extraite d'une conférence sur l'impact des téléphones, tablettes et Apps dans l'entreprise. Elle rentre un peu plus dans le détail des questions nouvelles qui attendent l'entreprise numérique 
dans ce monde ouvert qui remet l'humain ("augmenté") au centre de son organisation et de ses métiers. 
Tout dabord une révolution majeure est celle de la donnée et de son repositionnement. Le coût de transfert de la donnée a dépassé son coût de stockage, alors stockons et reconstruisons le SI là où elles sont:
  • La donnée s'enrichie (rich data) avec l'arrivée massive des données anciennement dites "non structurées" et données multimédia. Le SI construit sur un modèle de base relationnel avec un compagnon décisionnel qui est certainement en train de vieillir. Le développement du "in memory" avec QlickView en innovateur et challenger se répand et casse des codes bien établis.
  • La donnée explose ("big data") et selon les calculs d'IDC, son volume est doublé mondialement tous les deux ans. En 2011 avec 1800 milliards de Go, on a donc atteint le Zétaoctet
  • La donnée s'ouvre, la tendance de l'"open data" dépassera largement les collectivités locales et repose les fondamentaux de l'architecture du SI en matière d'échanges et de communication, où justement l'entreprise a une certaine avance (SOA, web services, urbanisation...) remettant au premier plan le rôle des architectes.
  • La donnée se "met en scène" avec le développement du datavisualization, car masse de données doit rimer avec plus d'intelligence et d'appropriation par tous
Au niveau du développement du Cloud se posent clairement les questions de la sécurité et de l'interopérabilité où, ne soyons pas naïfs, les acteurs actuels se cherchent et déploient des stratégies "prédactrices" pour gagner un avantage de premier entrant et de masse critique le plus rapidement possible. Ensuite ce sera la guerre des brevets. L'entreprise et la collectivité peuvent y laisser des plumes.
Un garant de cette maîtrise du Cloud et de la défense des intérêts des utilisateurs doit donc émerger. Les DSI sont quand même bien placées pour cela, mais si elles ne se bougent pas les métiers s'organiseront eux mêmes pour protéger leurs investissements. L'illusion de la simplicité de l'outsourcing aidant.

Une fois sécurisé, le Cloud sera une plateforme de stockage de données intéressante pour la suite de l'histoire: l'accès aux données en mobilité. En effet, le lien clef entre le Cloud et la Mobilité sera l'accès au Cloud directement depuis n'importe quel terminal. C'est clairement la stratégie iCloud d'Apple mais qui n'a pas attendue Apple pour être engagée par les entreprises. La nouveauté va être la continuité de l'information entre les différentes situations et les différents terminaux. Par exemple commencer une activité de saisie sur un smartphone, y retrouver le contexte de saisie (historique,...), quand un autre agent peut y accéder via une tablette pour avoir une vision plus globale temps réel depuis le terrain, et enfin un troisième produire des activités de type back-office avec ces données depuis son terminal fixe du siège.

Le terminal lui, bardé de capteurs et en lien avec les capteurs d'autres chaînes numériques, permet d'exploiter le "contexte ambiant" de données pour améliorer les usages opérationnels. Ainsi un agent en déplacement est géolocalisé et retrouve l'information des équipements autour de lui au fur et à mesure de son déplacement. Il est aidé dans ses déplacements. L'enrichissement de certaines données comme la détection de la présence d'un équipement de sécurité (extincteur) peut même se mettre à jour automatique avec une technologie RFID.

Le terminal est donc intimement lié à l'agent lui même en relation avec son "réseau social" que ce soit celui de l'entreprise qui lui permettra d'obtenir de l'entraide dans ses missions ou son réseau personnel. Et d'ailleurs le terminal peut aussi être son terminal personnel ("BYOD" Bring Your Own Device) dans lequel l'entreprise aura installé un espace sécurisé pour y mettre ses services d'accès aux ressources de l'entreprise. C'est toute la question de la "consumerisation" de l'IT mais en allant plus loin, de la frontière toujours plus floue entre la vie (numérique) privée et de l'entreprise.

Enfin le Cloud c'est aussi la capacité pour l'entreprise de construire sa présence numérique sur Internet, que ce soit son site web qui évolue vers quelque chose de beaucoup plus dynamique, construit sur les bases de données partagées et reprenant les "extranets" d'échanges avec les clients et partenaires. Mais aussi tous les actifs numériques que la collectivité ou l'entreprise va construire dans les réseaux sociaux déjà en place ou via de nouvelles plateformes construites autour de nouvelles bases de données gigantesques et partagées. Ces données privées mise en relation avec des données publiques peuvent générer encore plus de valeur.

D'autre part cette présence numérique doit aussi pouvoir être exploitée par les salariés qui vont s'y "déplacer" via le système collaboratif interne qui s'est construit a coté des applications. C'est la fin de l'intranet et du mail comme seuls systèmes d'interactions. Le développement des réseaux sociaux d'entreprises et une gestion documentaire plus collaborative, deux moyens de partager au delà des frontières de l'entreprise et de faire vivre l'entreprise numérique en construction.

Toutes ces nouvelles questions apparaissent une par une et ont déjà été abordées sur GreenSI. On sent bien qu'il y a un lien entre elles et c'est ce modèle Cloud+Mobile+Social (encore brumeux, je l'accorde!) que propose GreenSI. Il évoluera certainement avec le temps et je compte sur vos commentaires!

Pour zoomer sur certains sujets déjà abordés par GreenSI:
- la fin de l'intranet et la collaboration 2.0
- la continuité des données
- la consumerisation de l'IT
- le cloud et la dissolution des applications
- la présence numérique et la fin du web et le retour des grands magasins
- l'évolution du poste de travail

L'humour de ceux qui aiment le numérique