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samedi 8 janvier 2011

Préparez vous à la fin du web et au retour des "Grands Magasins"

"Le web est mort" ! 
Chris Anderson, le patron de Wired et auteur visionnaire de “The Long Tail”, a publié son “avis de décès” en AOût 2010 dans un article appuyé par un graphique sans équivoque:





Le trafic sur le web (rouge) décline car la majorité du flux internet est de la vidéo (rose) et des échanges peer-to-peer (violet).

Mais l'état réel du "vrai web", celui auquel on accède par un portail ou un moteur de recherche et dans lequel on navigue de pages en pages et de sites en sites, est encore plus mal en point que ça!
Facebook est devenu le premier site mondial en trafic avec 8,93 % des visites des internautes américains en 2010 (648 millions de visiteurs uniques), contre 7,19 % pour Google. Avec un tel trafic, Facebook entre dans le top 3 des sites web en reléguant Yahoo! à la quatrième place. Mais contrairement aux autres portails, quand on va sur Facebook c'est pour y rester, et on y passe de plus en plus de temps. Et Facebook n'est pas le web. C'est une propriété privée, contrôlée par une société qui n'est même pas cotée en Bourse (et ne le souhaite pas). Au sein de cette propriété on doit y respecter les conditions d'utilisation sinon on est tout simplement "débranché". C'est la mésaventure qui est arrivée la veille de Noël à Kiabi et qui a s'est fait fermer sa page avec ses 130.000 membres, pour avoir organisé de l'animation commercial en cour-circuitant Facebook. Crime de lèse majesté !
Le monde d'Apple n'est pas non plus un modèle d'ouverture. Seul Apple décide de ce que l'on met dans l'AppsStore, iTunes a ses propres DRM et son propre système d'exploitation, son propre navigateur Opéra et même en téléphonie, avec l'iPhone, Apple est de plus en plus tenté par un court-circuit des opérateurs pour reprendre la main sur la carte SIM.

La menace pour Google est bien réelle puisque les 500.000 millions de membres de Facebook sont exposés aux campagnes de publicité a l'intérieur de ce domaine et sans faire appel au modèle de Google Adsense. Le potentiel pour les marketeurs est aussi bien réel puisque FAcebook, contrairement à Google, a des données privées sur ses membres comme leur age par exemple. On comprend mieux l'annonce de Facbook d'ajouter une messagerie unifée au sein de ses prochaines versions pour rendre le site encore plus indispensable a chacun tous les jours. Faire que l'internaute rentre chez lui et ouvre Facebook comme il lit aujourd'hui ses mails, encore le premier usage du web. D'ailleurs pas de rentrer chez lui car le développement des smartphones permet d'y accéder de partout et même de dire où on est avec la fonction "Place".
Et contrairement à la presse qui cherche sa survie avec un lectorat de plus de 40ans vieillissant, Facebook a une grosse base clientèle jeune de moins de 25ans qui va être le coeur des marchés d'équipement des 10 prochaines années.

La mort du web est une mauvaise nouvelle pour les entreprises et les sites qu'elles y ont construit. Certe, il faudra toujours un site sur le web mais la majorité de l'animation et donc du potentiel commercial risque de se déporter vers ces espaces privés, dans lequels il faudra être agile ou très puissant pour compter. Facebook c'est 1 million de commentaires postés toutes les deux minutes. Alors vous pouvez toujours payer des agences de com a produire du contenu sur vos sites... il restera invisible a coté des réseaux sociaux!

C'est le retour des grands magasins imaginés par Aristide Boucicaut il y a 155 ans où l'entreprise va devoir reconstruire son stand commercial et ses opérations de communication à l'intérieur, mais de façon beaucoup plus dynamique et massive qu'elle ne l'a fait par avant. Et comme dans les grands magasins, l'entreprise va devoir y envoyer son personnel y gérer ses stocks et savoir profiter des opérations communes. C'est tout l'enjeu du SocialCRM qui se préfigure et qui se développe. Un social CRM où ce n'est pas l'entreprise qui créé une fiche client et gère la relation mais un internaute qui créé un profil, laisse plus ou moins l'accès aux entreprises a ses informations et pilote la relation par ses "J'aime" sur les pages des marques et ses commentaires à son réseau.

Bien sûr les concurrents de Facebook s'organisent et la consolidation de grands espaces privés aux nombreux services est en cours. Il y aura plusieurs Grands Magasins. Chacun cherchant a assembler les briques fondamentales nécessaires pour que l'internaute n'ai pas besoin de partir: le réseau social, la fiche membre, les communautés, la communication unifiée, les applications pratiques de tous les jours... Que ce soit Google avec Youtube, Yahoo! qui finira bien par être digéré par Microsoft, Apple et sa galaxie dans l'internet mobile ou Salesforce avec Chatter (réseau social intégré) et DimDim (applicatons de communication temps réel). Salesforce est d'ailleurs un cas intéressant car c'est une des premières société B2B a avoir compris qu'elle peut construire la passerelle vers ce monde numérique pour les entreprises qui ne souhaitent pas construire la leur. Non Salesforce n'est pas qu'une application en "SaaS" dans le Cloud, c'est en train de devenir un modèle d'intégration vers les réseaux sociaux que les DSI devraient regarder de près pour comprendre l'adaptation de leur SI qu'ils auront a conduire.

Mauvaise nouvelle aussi pour l'entreprise car Facebook c'est aussi l'univers des petites applications et le décollage de Zinga (FarmVille) dont la promesse et de "connecter les gens avec des jeux". On estime que chaque salarié se connecte en moyenne 23,5 jours par an à des sites web pour un usage non professionnel. J'ai toujours été un partisant de l'ouverture des réseaux sociaux dans l'entreprise mais la sélectivité des applications à filtrer doit être fine car si couper Facebook est un acte de suicide collectif pour une entreprise commerciale, ne pas couper certaines applications Facebook en est certainement un autre. Le dernier jeu de Zinga, CityVille, est redoutable de viralité. J'ai joué 3 jours ces vacances et on développe une vrai addiction (j'ai mis un patch pour la quitter !). En un mois il a conquis 61 millions de personnes qui y ont ouvert une ville dans CityVille (sorte de SimCity) et cherchent à la développer et assurer le bonheur de leurs habitants. Il n'y a certainement pas plus de 10% de villes "actives" mais cela montre la puissance du modèle de développement au sein de Facebook. Peu de sites web d'entreprises peuvent se targuer d'avoir monté une base de 61 millions de fans en 1 mois...

Je pense que ce type d'application préfigure d'une certaine façon le poste de travail collaboratif de l'entreprise de demain, d'où mon immersion de 3 jours, mais j'y reviendrai dans un prochain billet.


Et pour les collectivités locales ? C'est une formidable opportunité de sauter la case web (toutes n'ont pas un site) et d'aller directement là où se trouvent les citoyens. Le développement de la relation citoyens prends une nouvel ampleur. Le site municipal ou inter-communal pour y fédérer les services mais une présence au coeur des réseaux pour compenser la relative faiblesse de leur budgets marketing par rapport a ceux des entreprises, pour faire la promotion de leur site web. Sujet que je développerai aussi dans un prochain billet.

Que retenir de ce survol rapide de l'évolution de ce qui se développe "hors web" et de son l'implication pour les entreprises et leur SI:
  • Limitez vos développement de sites sur le web, cette zone commercial est de moins en moins desservie,
  • Ouvrez sélectivement les portes des réseaux (et donc outillez l'ouverture un peu mieux que "tout ou rien",
  • Donnez leur les outils et formez certains salariés a animer la présence de l'entreprise dans les premières échoppes des grands magasins qui se construisent autour des principaux réseaux sociaux, Facebook et Youtube(Google) les premiers.
  • Commencez à penser la construction de votre présence numérique pour passer de l'échoppe a la forme commerciale la plus adaptée a vos enjeux. C'est la construction de l'entreprise numérique qui se poursuit à l'extérieur,
  • Observez, observez, observez. Ces internautes sont aussi vos salariés et de nouveaux modèles de collaboration, d'interactions et certainement de travail se cachent sur ces nouvelles plateformes, même sur les plateformes de jeux...
INFOGRAPHIE: Les chiffres de Facebook

16 commentaires:

Arnaud Rayrole a dit…

Même si l'hégémonie de FB inquiète tout comme celle de Google et de Microsoft par le passé, face à cette menace, les entreprises ont la possibilité de réagir sans se couper de FB. En ayant une stratégie multi-supports et notamment en utilisant FB comme une plateforme client à leurs conversations. C'est que permet aujourd'hui de manière industrielle par exemple DIMELO (ex Feedback20). Cela leur offre l'avantage de bénéficier de leur présence sur FB pour amener les conversations sur leur propre plateforme de Social-CRM d'en maitriser la gestion et surtout, de conserver la propriété des données. Je ne vois pas l'avenir du Social-CRM à travers FB mais avec.

Je suis moins optimiste que toi sur l'opportunité que représente Facebook pour les collectivités. Certes les collectivités sont légitimes à animer leur territoire et les réseaux sociaux devraient être un domaine de prédilection pour elles. Maintenant, elles n'accepteront jamais les conditions (ne serait-ce que juridiques) de Facebook. Elles ont comme les entreprises besoins d'être présentes sur FB, mais pas uniquement. Elles ont surtout besoin de savoir s'insérer dans les conversations sur les RS et de créer leur propre plateforme pour développer une nouvelle relation citoyen et de nouvelles gouvernances.

Maintenant j'aime bien cette formule des "grands magasins".

Marc a dit…

La question que je me poserais en voyant ce tableau, c'est plutôt : est ce que la métrique utilisée est la bonne ?

Ce que ce tableau indique, c'est que sur la masse des données échangées, le trafic classique devient de moins en moins important ... Peut on en conclure que de fait, le web classique est mort ... Je trouve que c'est un peu rapide quand même ...

En prenant un peu de recul, aujourd'hui la taille d'un film téléchargé est de l'ordre du Go, un album, une centaine de Mo ... une page internet , quelques ko ...

Ce qui veut dire, que pour une téléchargement d'une musique sur Deezer, il faut visualiser quelques centaines de pages classiques pour équilibrer la balance ... et que si on télécharge un film, il faut en visualiser plusieurs milliers ...
Donc assez facilement, on peut s'apercevoir que la première figure, si elle peut être utile pour ceux qui vendent des tuyaux .. ne permet pas de justifier la mort du web ...

Mickael a dit…

+1 pour la remarque de Marc ! le tableau reflete un trafic de data, pas des usages !
Pour Facebook, j'adore la notion de grand magasin, bien joué.
Pour la fin du site web au profit de facebook and co, je reste sur le proverbe : "mieux vaut un petit chez soi qu'un grand chez les autres" :) vive son site web où on est chez soi.

Frédéric Charles a dit…

C'est vrai que la métrique est un peu vue du coté des "opérateurs" et le fait d'avoir de la vidéo dans les tuyaux ce n'est pas pareil que du contenu de sites. Surtout en mobilité.

Benoit Desavoye a dit…

Intéressant. Mon commentaire. http://www.etopie.com/2011/02/25/la-fin-du-web-consequence-collectivites/

Beaucoup de bonnes remarques dans ce billet de Frédéric Charles « Préparez vous à la fin du web et au retour des « Grands Magasins » notamment sur l’importance pour les collectivités locales d’aller là où se trouvent les citoyens.


Pour cela, le site de la collectivité doit être un site de services et reposer sur un outil de gestion de contenus bien pensés. Ainsi, la collectivités conserve la pleine maîtrise de ses données, qu’elle diffuse certes sur son propre site mais aussi grâce à tous les systèmes d’échange vers les services de type réseaux sociaux, « là où se trouvent les citoyens » comme le dit justement Frédéric Charles.

On a ainsi un dispositif qui prépare l’avenir en évitant une dépendance trop forte aux services extérieurs, tout en tenant compte de leur indéniable succès aujourd’hui. Sur la répartition des budgets, il est indéniable que les collectivités devraient voir d’avantage leur site comme un outil de diffusion que comme une destination finale.

Au final, succès des réseaux sociaux ou non, le problème central reste me semble-t-il pour les collectivités de faire des outils susceptibles de rendre service aux citoyens et ce qui est lié de fournir des contenus informationnels de qualité, au lieu d’une communication trop exclusivement institutionnelle. Ce point reste inchangé quelque soit l’évolution du trafic entre les sites traditionnels ou les réseaux sociaux.

Frédéric Charles a dit…

UPDATE :
Plus de la moitié des internautes américains sont désormais inscrits sur Facebook, selon une étude publiée par le cabinet eMarketer, qui en déduit que l'époque de sa croissance exponentielle est terminée. Selon eMarketer, 116,8 millions d'internautes américains se sont connectés au moins une fois par mois sur leur compte Facebook en 2010, soit 52,2% de la communauté des internautes (37,6% de la population totale). Cela a représenté une croissance de presque 39% en un an, déjà très ralentie par rapport à celle enregistrée en 2009 (+90%). Le nombre d'utilisateurs américains de Facebook devrait gagner 13% cette année, puis 8% et 6% en 2012 et 2013.

Anthony a dit…

Ces données confirment bien l'évolution de nos usages. Quelque chose est en route. Afin de poursuivre cette analyse, une donnée supplémentaire pourrait être suivie : le choix de la page d'accueil à l'ouverture de son explorateur. Combien d'entre nous continuent d'ouvrir leur explorateur sur Google. La fin du web, je crois, sonnera lorsque la majorité ouvrira son explorateur sur autre chose qu'un moteur de recherche. Peut-être est-ce déjà le cas ?

Une phrase m'a marqué plus particulièrement :
"Facebook n'est pas le web. C'est une propriété privée, contrôlée par une société (...) Au sein de cette propriété on doit y respecter les conditions d'utilisation". Intéressant de voir comment l'homme a un besoin presque naturel de se rattacher à un univers contrôlé. Et Diaspora dans tout ça, que deviennent-ils ?

SD a dit…

Quid du métrique utilisé en effet, mais la tendance est là !

Le bon vieux site web n'est plus qu'un "pas de porte" ou une enseigne, ce qui ne signifie pas qu'il n'a pas d'utilité !

Pour le côté applicatif, la question est toujours la même : A quelle vitesse revient-on au bon vieux mainframe ? Le navigateur web n'est-il pas l'équivalent aujourd'hui du bon vieux terminal "caractère" des années 80 ? On ne parle plus de mainframe mais de "cloud" !

Pour l'utilisateur, c'est la même chose même si la techno à bien évoluée et que les écrans sont devenus graphiques et en couleurs.

Olivier
@efficeo

franck miquel a dit…

je trouve assez étrange ce graphique sur lequel repose cette analyse. pour commencer, bcp d'analyses ont déjà prouvé qu'il y a eu un switch entre les plate-formes de p2p et les plateformes de téléchargement newsgroups, streaming et direct download qui représente maintenant la quasi majorité des téléchargements.
or sur ce graphique, il semblerait que les newsgroups soit mort et enterré depuis 10 ans alors que le réseau Usenet explose littéralement avec une pléthore d'offres d'opérateurs de téléchargement qui proposent du téléchargement crypté en 256 bits qui ont des croissances annuel dépassant les 100% notamment en hollande.

second point, qu'entend il par trafic? est-ce le flux d'informations échangé ou le % des internautes qui se rendent sur tel ou tel plateforme. car forcément la vidéo absorbe bcp plus de flux d'informations qu'un simple site internet en texte qui prends quelques ko, par rapport à une vidéo youtube qui fait plusieurs dizaines de Mo.

troisieme point: on nous prédit la mort du mail alors que c'est l'usage le plus utilisé de l'internet, et maintenant on nous prédit la fin du web? moi je vois plutot une transformation du web. les navigateurs sont en train de faire des recherches très poussés sur la navigation 3D, et je pense que cela peut redéfinir l'interactivité et l'attractivité sur la navigation web.

d'autre part, les supports d'information du web sont de plus en plus prisé. facebook et youtube ne peuvent pas vampiriser l'intégralité des internautes. L'internanaute aime justement "zapper" entre plusieurs facettes du web: je télécharge, je m'informe, je regarde des vidéos, j'écoute de la musique, je communique, etc...

je me trompe peut être mais je suis pas du tout d'accord avec cette prédiction de madame irma "chris anderson".

Frédéric Charles a dit…

C'est vrai que ce graphique peut prêter à confusion puisqu'il s'agit de volume de données échangées et non d'internautes ou de connexion. Il correspond à la réalité des "marchands de tuyaux" et de bande passante. Donc le web représente une quantité d'information de plus en plus faible par rapport aux autres flux.
Le point complémentaire soulevé par mon billet c'est qu'en plus ce web est de plus en plus "privé" puisqu'on passe de plus en plus de temps sur les 10 plua grands sites dont Facebook, ce qui ne correspond plus à la philosophie originelle du Web.

Anonyme a dit…

«Au réveil, je vérifie mes e-mails sur mon netbook posé à côté de mon lit - déjà une application. Pendant le petit déjeuner, je lis ma page Facebook, depuis peu Twitter et le figaro - trois applications de plus.

Sur le chemin du bureau, j'écoute un podcast sur mon Smartphone (Iphone) - une autre application. Au bureau, je fais défiler des flux RSS et je discute en messagerie instantanée (sametime). Encore des applications.

A la fin de la journée, je rentre chez moi et je prépare le dîner en écoutant Deezer, je joue sur Xbox Live et regarde un film en streaming.

J'ai passé la journée sur Internet - mais pas sur le Web. »

ABDESSLAM

Frédéric Charles a dit…

Update : De quoi rêvent aujourd'hui les e-commerçants ? De faire de Facebook et de ses 600 millions de membres le plus grand hypermarché du monde. La plupart des marques sur Facebook sont encore dans une logique d'acquisition de fans et d'engagement de la conversation avec leurs clients. Mais l'avenir est à l'intégration plus poussée, allant jusqu'à la réalisation de la transaction sans sortir du réseau social. Il va falloir compter avec le f-commerce, terme inventé pour décrire le commerce sur Facebook. Le rachat par 24h00.fr de Boosket, une start-up spécialisée dans la création de boutiques sur Facebook, prouve que ça bouge dans le secteur. Il y a moins de six mois, Payvment, un acteur américain du f-commerce, levait 6 millions de dollars lors d'un deuxième tour de table.

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/vendre-sur-facebook-le-nouveau-far-west-du-e-commerce_252207.html

Aurélien Pelletier a dit…

Facebook est le nouveau compuserve, tôt ou tard ce glaçon, allez cet iceberg ou cette banquise fondra dans l'ocean du web ouvert... Je doute aussi que dans quelques années mes enfants fréquentent le site web de papa/maman...

Mais d'accord pour dire qu'une marque ne doit pas se concentrer sur ses propres sites web mais sur sa présence sur tous web en proposant des APIs et en utilisant celle des autres. Celle de facebook aujourd'hui et d'un autre demain.

@EBrondoni a dit…

Et la révolution dans tout ça ? ;-)
Je connais un tas de personnes "allergiques" à Facebook. 600 millions d'utilisateurs OK ... et les autres alors ?
Pour l'instant c'est Facebook qui "révolutionne" le web comme a pu le faire Google auparavant. Il n'est d'ailleurs pas né celui qui aura la peau de Google et de son modèle.
L'internet et le web sont des espaces de liberté, d'innovations et aussi de mode ! La mode Facebook, comme les autres, passera et laissera la place à d'autres modèles, plus modernes, plus adaptés.
Non Facebook ne répond pas à tous les besoins !
Facebook n'est pas ouvert et c'est son moindre défaut.
Le culte de "l'ami" et du "fan" connait son heure de gloire mais les gens ne sont pas dupes, ils savent qui sont leurs vrais amis et que les fans ça va, ca vient en fonction des tendances et des effets de mode.
Vivons pleinement l'ère Facebook car au train ou vont les choses, elle ne durera pas mille ans ;-)

Guillaume Andria a dit…

Personnellement, je pense qu'il ne faut pas oublier de prendre 2 ou 3 détails en considération.

En l'occurence :

- En quantité, la plupart du traffic concerne aujourd'hui des vidéos et du P2P... C'est plutôt normal, sachant que le P2P affecte l'industrie culturelle dans son intégralité (films, musique, et jeux vidéos principalement).
Cela représente un lot non négligeable, et je pense que ce n'est pas une surprise si le P2P est aujourd'hui 2 fois plus conséquent que l'échange d'e-mails.
Pour ce qui est des vidéos, gardons en tête qu'elles sont les premiers vecteurs du marketing viral et qu'il n'y a donc pas de quoi s'étonner des chiffres. Enfin, ne sous-estimons pas non plus le reigne de la pornographie, qui vient gonfler les chiffres.

- D'autre part, la notion de portail Internet n'existe plus aujourd'hui. Du moins, seul Yahoo! peut prétendre à ce titre.

- http://facebook.com fait partie du web, à part entière.
Et Internet ne se limite pas à l'Occident... bon nombre des utilisateurs de Facebook se connectent via leur navigateur Internet (même mobile) sans passer par une quelconque application. Notons par ailleurs qu'aujourd'hui, Facebook n'a toujours pas développé sa propre application pour iPad.

Au final, ce n'est pas la fin du web. Ce que vous appelez "le retour des grands magasins", c'est juste un progrès que l'on a appelé communément les "nouveaux médias".

L'apparition du social média a fait qu'effectivement, aujourd'hui, un site Internet ne suffit plus pour une entreprise.
Il est clair que fidéliser un utilisateur est devenu beaucoup plus difficile, car à l'heure actuelle le client est plus que jamais roi.
Les entreprises doivent donc développer leur application, leur page facebook, leur blog...
Je précise au passage que les Américains font ça bien mieux que nous, mais ce n'est pas le sujet.

Pour ce qui est des sites web : le développement d'un site web reste indispensable même en 2011. Merci de rappeler que tout le monde n'est PAS sur Facebook ! 600 millions d'utilisateurs (janvier 2011), ça ne fait pas toute la planète.
Partez d'un autre point de vue : au moins 1,3 millards d'habitants ne sont pas Facebook (oui, je parle de la Chine).

En bref, il ne s'agit pas aujourd'hui de "sauver le web" mais tout simplement de profiter de toutes les opportunités offertes par le social média.
Le web n'est qu'un moyen, pas une finalité.

raourkho a dit…

Facebook, de par sa taille et sa densité, n'est pas un composant ordinaire du web. Facebook c'est un monde parallèle, un monde à part qui est totalement sous contrôle. Web signifie une Toile et donc que Facebook est un web (une toile) à part puisqu'il fait entre des centaines de millions d'individus. Et c'est une toile qui n'en finit pas de s'agrandir chaque jour (+ 700 000 comptes créés quotidiennement).

Facebook n'est pas le web...c'est 1 web parallèle !