A la veille des vacances (propices à la lecture sur tablette sur la plage!) avec la sortie (enfin) du film Transformers 4, il était temps pour GreenSI d'amener un éclairage supplémentaire sur cette carte, avec le retour d'expérience de ces deux dernières années.

Car loin d'être un sujet de transformation de la DSI seule, voire de son remplacement, de sa perte de pouvoir ou de sa mort comme certain le clament (cf DSI: l'age de l'extinction?), c'est bien le sujet de transformation par le numérique de l'entreprise tout entière qui est abordé.
Les changements, et parfois les ruptures, observés ces dernières années, sont bien les symptômes de la transformation de l'entreprise avec et par le numérique, mais aussi de toutes les industries, et même des collectivités locales et administrations, car les enjeux de relations numériques dépassent très largement les services marchands.
Si vous n'êtes pas encore convaincu, relisez par exemple les billets ci-après:
- Numérisez-vous vite avant que les Techs Companies ne prennent votre business
- Les barbares attaquent la DSI
- Un tsunami numérique va déferler sur le monde de l'Education
- TechTrends 2014: ces forces qui transforment l'entreprise par la technologie
- Google, la startup qui voulait se faire aussi grosse qu'un Etat
- OPEN: celles relatives à l'impact amené par l'ouverture et la déconstruction rendue possible par le numérique pour une recomposition plus efficace,
- BUSINESS: celles relatives à la construction de la nouvelle plateforme numérique orientée business de l'entreprise
Les clients de l'entreprise font la course en tête et développent leur propre système d'information

Il est loin le temps où les solutions d'entreprise étaient l'état de l'art dans tous les domaines. Aujourd'hui c'est le grand public qui mène la danse dans le logiciel (services en ligne financés par la publicité) et même dans les matériels (smartphones, objets connectés et bientôt smart home).
Soucieux de protéger leur vie privée, ces clients, consommateurs ou usagers, vont gérer leurs données personnelles plus précautionneusement et seront enclins à les ouvrir (VRM) aux entreprises qui sauront les valoriser dans une relation équilibrée.
L'ouverture se traduit aussi par l'innovation interne qui bénéficie d'une innovation ouverte avec les clients (open innovation) ou avec des partenaires. Les produits son co-designés avec eux, adaptés à leurs usages, pour titrer partie d'une expérience utilisateur (U+X) hors norme et fidélisatrice, pour être visible dans cette profusion de nouvelles technologies.
Les utilisateurs du SI sont de plus en plus équipés et connectés

L'ouverture se traduit par l'intégration de leur terminaux dans le SI quand c'est pertinent ou une demande forte (BYOD), et pour l'entreprise à bénéficier de leur capacité collective à produire, gérer et retrouver (Search) de la connaissance (Knowledge Management).
Côte business, la DSI reconnait ces utilisateurs comme des clients internes. Après avoir mise en place son catalogue de service et structuré ses services support (ITIL) elle en fait la promotion (Marketing DSI) pour que ses offres soit connues et utilisées, surtout les applications pratiques qui répondent à des problématiques simples (Apps) ou vertueuses (Collaboration).
Enfin elle concentre son attention sur la mise à disposition d'un poste de travail adapté pour booster la productivité de ces utilisateurs, dans un monde submergé de données et d'informations.
L'infrastructure devient stratégique

Au moins un des datacenters de l'entreprise, certainement dans le Cloud, doit redevenir stratégique et assurer la stratégie et la transformation numérique. Avec comme corollaire qu'en matière de sécurité, de développement (DevOps) et de nouvelles infrastructures (Smartgrid), qu'il faut certainement stopper de prendre des décisions par référence au "legacy" qui assure les fonctions supports non stratégiques de l'entreprise. Un privé (legacy) et un public (business), l'avenir sera forcément hybride, sauf pour quelques entreprises qui feront le choix du tout public.
C'est aussi le moment de préparer des architectures qui savent ouvrir les données (opendata) et les gérer en masse (bigdata). La capacité à fédérer un écosystème et de pouvoir accéder à de la puissance (et de la payer) uniquement quand nécessaire, seront deux atouts dans le jeux de ceux qui contrôleront ces futures plateformes de données.
Les métiers doivent évoluer, impactés aussi par la transformation numérique
De plus dans ce domaine, non seulement il faudra se transformer, mais en plus il faudra gérer le "legacy de l'ERP" accumulé au cours des années. Un système gros consommateurs de ressources et de moins en moins adaptés, que dans certaines entreprise on passe son temps à contourner avec le développement d'applications connexes, et surtout a n'upgrader que techniquement et façon iso-fonctionnelle. Quand c'est tombé en marche, il ne faut mieux pas y toucher, on se sait jamais..
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Le rôle du DSI va donc être celui d'un animateur des Directions Fonctionnelles, qui, sur la base d'une veille technologique et de son eco-système, pourra conseiller et accompagner les métiers, y compris en dehors de la plateforme interne (SaaS) quand les applications ne sont pas stratégiques.
Et maintenant?

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Bonnes vacances!
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