mercredi 25 juin 2014

DSI@Home: Google poursuit sa croissance dans la maison connectée

Deux études très récentes viennent de nous éclairer sur la perception du grand public sur ces objets connectés qui commencent à déferler et que GreenSI suit avec sa série DSI@Home.
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Avec les objets connectés, le système d'information de la maison va continuer à s’étoffer, et le consommateur en devenir le manager. C'est le thème des articles DSI@Home de GreenSI (voir aussi Ma chaudière est plus intelligente que mon frigo).
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La première de l'Institut Harris : Objets connectés: the next big thing?, confirme que la demande va exploser d'ici 2020, dans le monde, mais aussi en France.
 
Pour le reste, l'objet connecté est un concentré de paradoxes dans sa relation au grand public. Il est vu comme un gadget, mais dès qu'il devient abordable tout le monde le veut. A tel point que 57% pensent déjà qu'il va devenir aussi incontournable qu'un ordinateur ou un smartphone, mais que 47% s'en lasseront rapidement.
70% y voient un risque de dépendance et de sécurité sur ses données personnelles pourtant peu ont confiance dans la fiabilité de ces mesures, et sont prêt à les partager  ce qui rendraient l'objet plus intelligent, la véritable promesse d'un objet connecté.

Ces contradictions apparentes suggèrent que le point au delà duquel le scénario de généralisation va se réaliser, n'est pas encore atteint. Il est donc encore un peu tôt pour voir la façon dont ces objets vont s'utiliser ou pas.
En revanche sur les domaines où ils semblent plus pertinents, le consensus est plus clair et la maison arrive en tête des usages. Le nom de cette série DSI@Home tombe donc très bien et ma chaudière (Maison) est donc bien plus intelligente que mon frigo (Electroménager), comme GreenSI s'y attendait;-) 


Et dans la maison, sans surprise, c'est le thermostat connecté qui arrive en tête. après le système de surveillance et les compteurs intelligents. La box domotique remonte en 3em place chez les geeks qui savent s'en servir.



Google a racheté Nest Labs en janvier dernier, pour son thermostat intelligent et vient de croquer cette fin de semaine, Dropcam, un fabricant d'équipements de caméra wifi de vidéosurveillance. Visiblement Google croit aussi à la maison connectée et on se demande même si Google ne les rachète dans l'ordre. A quand l'alliance avec Philipps sur la lampe connectée ;-)

Pourtant Google, contrairement à Apple, ne nous a pas habitué a sa réussite dans la commercialisation du hardware (plusieurs échecs de Google phone). Pour devenir leader dans le mobile c'est bien sur sa stratégie Android qu'il a pu compter. 

Mais pour la maison connectée, il n'est pas évident que l'OS puisse seul, assurer le contrôle d'une partie de l'internet des objets. L'objet lui même et la plateforme qui les reliera et en stockera et analysera les données, sont certainement aussi importants, comme l'analysait un billet récent sur la santé et les compteurs intelligents (Festival Frenchtech).

La force de Google est aussi dans son écosystème. Avec deux initiatives qu'il faut suivre et qui montrent la différence entre une Tech company et un fabricant domotique classique qui n'a pas encore abordé sa transformation numérique:
  • le programme "Work with Nest" qui est l'ouverture d'API de la plateforme Nest a quelques partenaires pour créer un écosystème dont Mercedes mais aussi dans l'analyse de données.
  • la conférence Google I/O qui doit faire des annonces sur l'interopérabilité dans la maison et qui sera suivi avec attention par GreenSI.
La seconde étude est celle commandée par la Fnac (PDF) et a été présenté a  Connected Conference, le premier salon des objets connectés, qui s'est tenu à la Halle Freyssinet à Paris le 18 et 19 juin.
Sans surprise Maison et Santé ressortent aussi dans les priorités des clients de la Fnac.



Une étude qui va certainement permettre à la Fnac de mieux choisir son offre en magasin et sur le web, dans un contexte que l'on vient de voir très incertain et au moment où en France la concurrence spécialisée, Lick, ouvre son premier magasin dédié aux objets connectés à La Défense.
 


En ce qui concerne les usages en entreprise, comme avec le mobile, GreenSI pense que le grand public va prendre de l'avance et fera la course en tête.
 
C'est donc plutôt dans le champ de la relation client qu'il faudrait explorer l'impact pour les entreprises du développement de ces objets. Car derrière chaque objet se cache un consommateur, ne l'oublions pas.

Mais après tout, avec un peu d'imagination et pourquoi pas d'open innovation, rien ne vous interdit de les tester aussi dans l'entreprise pour des activités plus opérationnelles avec des agents qui accepteraient de les porter pour capturer automatiquement de l'information. Et n'oubliez pas de contacter GreenSI pour partager vos retours.

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