dimanche 31 janvier 2016

Index GreenSI sur la transformation numérique

Index GreenSI sur la transformation numérique

Le développement de l'économie numérique est en marche depuis la maturité de la performance de l'Internet des serveurs (le Web était le "World Wide Wait" à ses début !) grâce au développement des réseaux, puis avec la maturité de l'Internet des personnes (2.0) grâce aux terminaux mobiles et aux usages collaboratif, et demain avec celle de l'Internet des objets (IoT) connectés par milliards d'ici 2020.

Est-ce que l'économie numérique a une limite ?

La distribution partie dans les premiers avec Amazon à l'air de montrer que non, puisque la capitalisation d'Amazon en janvier 2016 est égale à celle de tous les grands mondiaux de la distribution traditionnelle (qui ont en plus des ventes en ligne mais à moins de 10%).


On est donc tous concernés et on y échappera pas !
Que faut-il faire ?

L'impact de cette nouvelle économie est l'adaptation, et ce dans tous les domaines de l'entreprise car elle augmente le niveau d'incertitude, de complexité, et d'interdépendances que doivent gérer les organisations tout en s'adaptant à l'Internet 2.0 et à l'IoT.
NB: En supposant que l'adaptation à l'Internet 1.0 est un cap que tout le monde à franchi... quoi, que ;-)

La question donc n'est pas "quelle technologie je dois mettre en place?", mais bien "comment je me transforme en tant qu'entreprise, et en tant que DSI ?" aux commandes du système d'information, un asset stratégique dans une économie numérique.

C'est l'objet de ce blog GreenSI depuis son origine (2010), d'abord dans la transformation de la DSI et du SI, puis dans la transformation de toute l'entreprise. Vous êtes donc au bon endroit !

Cette transformation étant structurelle, elle est nécessairement lente et demande une conduite des changements. C'est pourquoi la plupart des articles de ce blog, même si ils cherchent à suivre l'actualité, sont utilisables pendant plusieurs années pour se poser les bonnes questions.

Voici donc par grand levier traités içi, les articles les plus structurants pour vous accompagner dans votre transformation numérique.  N'hésitez pas à les partager sur les réseaux sociaux quand ils vous plaisent, c'est la seule contribution qui vous est demandée en échange. 

Par exemple maintenant :

Alors bonne lecture !

La DSI doit se transformer
Innover en mode startup avec ses clients
L'agilité c'est dans toutes les Directions
L'architecture du SI est un pilier structurant

La collaboration, moteur interne de l'entreprise numérique
La ville aussi se transforme : l'ecosytème de la Smart City
La sécurité doit se réinventer

Exemples de transformations en marche

Revenez souvent car il sera mis à jour régulièrement !

lundi 25 janvier 2016

DevOps, autre moteur de la transformation numérique

DevOps, autre moteur de la transformation numérique

DevOps est apparu sur les radars de GreenSI en août 2014 (Connaissez-vous DevOps le chaînon agile manquant?). Depuis, cette philosophie continue de se développer en France et mobilise de plus en plus de professionnels des SI, dont les DSI.

C'est d'ailleurs pour GreenSI une chance à ne pas rater pour les DSI.

Plus qu'une méthode DevOps regroupe de nombreuses disciplines, et il devient de plus plus clair qu'elles participent à la transformation digitale des entreprises pour le volet SI.  DevOps rime avec AgilitéLean, voire même avec "Entreprise libérée" pour les plus audacieux comme Patrick Hereng, ancien DSI de Total qui a animé la matinée.

CA Technologies, qui avait eu la bonne idée de lancer en 2015 l'API Connectionpour mobiliser la communauté SI sur le sujet stratégique des API, démarche à laquelle GreenSI avait totalement souscrit, a lancé en 2016 les Matinées DevOps Connection. Un ensemble de quatre sessions de partage de contenus et d’échanges autour des disciplines DevOps.

Le 14 janvier, GreenSI était présent à la première session, parmi la centaine de professionnels qui remplissaient la salle et avaient bravé pluie, transports et mesures de sécurité renforcées pour rejoindre le centre de congrès de Coeur Défense. Le sujet visiblement intéresse !

 
Sébastien Denoual, senior manager chez Deloitte Digital, a tissé les premiers fils de la toile DevOps sur le thème de la transformation digitale et de l'agilité.


DevOps moteur de la transformation numérique

La transformation digitale n'est pas une option pour les entreprises.Elle s'impose en réponse à :
  • l'incertitude grandissante de l'économie (réduction des horizons de planification), 
  • la complexité, actuelle (mobilité, cloud, sécurité) et à venir (milliards de connections des objets connectés, cybercriminalité, privacy,...) 
  • aux interdépendances de plus en plus fortes (notamment entre la stratégie SI et la stratégie Digitale)
  • la montée des "individualités" ("L'âge de la multitude", talents, personnalisation de masse...) qui demandent nouveaux services numériques et vision pour être mobilisées.
Pour Sébastien Denoual, la transformation numérique demande aux entreprises une nouvelle agilité. Celle du SI et de la DSI, mais aussi celle de toutes les Directions comme le soulignait GreenSI dansLes Echos Digital il y a quelques mois.

Car l'agilité c'est aussi bien celle du business modèle, de la culture d'entreprise que de l'architecture du SI.
L'agilité c'est aussi la capacité à réussir des projets plus complexes. Les derniers chiffres du célèbre "CHAOS report" se sont penchés dessus et ils sont formels : que les projets soient grands ou petits, une démarche agile améliore les chances de réussites.

Et quand on couple l'agile a une démarche "lean" c'est 20% à 50% de gains en délais et en productivité. 

Le modèle opérationnel proposé par Sébastien Denoual repose sur la notion de "dual IT", le modèle d'organisation du SI régulièrement cité sur GreenSI. Il y a donc non pas un mais deux modèles opérationnels, un pour chaque partie du "SI dual", et une gouvernance plus dynamique pour s'adapter aux deux.




La partie du SI (verte) est fondée sur un modèle orienté innovation et expérience utilisateur. Elle maitrise les démarches agiles, avec les métiers (Lean stratup), avec le développement (scrum, extreme programming,...) et avec les opérations pour les mises en production en continue (DevOps).

L'autre (bleu clair) fondée sur la stabilité et la performance des services exposés, repose sur une architecture d'entreprise forte, qui peut aussi tirer profit d'une approche collaborative DevOps. Mais l'objectif de ce modèle opérationnel est surtout d'ouvrir le SI, par exemple avec des API performantes et sécurisées, qui sont exploités par la partie agile se concentrant sur l'expérience utilisateur et non l'accès aux applications.

Le fait d'avoir des infrastructure en IaaS ou PaaS à la DSI, est clairement un accélérateur commun a ces deux modèles, au moins pour la partie agile et les APIs (qui virtualisent les applications pour la partie agile).

Quand à la gouvernance (bleu foncé), elle doit maintenant s'adapter pour gérer l'adaptation permanente, pas toujours compatible avec les approches au forfait et les cycles budgétaires longs. La nouvelle gouvernance ressemble donc plus à la gestion d'un portefeuille d'investissements intégrant la gestion du risque (voir "Beyond budgeting").

Mais alors, c'est la fin de CoBiT ?
Pour Antoine Vigneron Général Manager de l'AFAI, CoBiT5 est une boîte à outils dans laquelle on peut piocher pour aborder cette nouvelle gouvernance, mais il reconnait que ce n'est pas un modèle à appliquer pour l'instant les yeux fermés dans une entreprise numérique.

Un autre framework, SAFe, pour "Scaled Agile Framework", est peut-être à découvrir par les DSI qui veulent déployer l'agilité à grande échelle et gérer des programmes agiles (via un portefeuille de projets). Le mérite de ce framework est de faire le lien entre le "top" (les thèmes stratégiques) et le "down" (le développement d'une user story dans un sprint).



Vers la fin des projets au forfait ? 

Ce qui ressort de ces premiers échanges autour de DevOps, c'est que finalement l'on revient à "l'age du FAIRE"

Avec des projets plus interconnectés entre Métiers et SI, des initiatives en mode startup qu'il faudra industrialiser, et un SI à deux vitesses, la sous-traitance au forfait des projets semble compliquée, si ce n'est impossible quand il s'agira de définir précisément le périmètre et de le contractualiser. L'incertitude, la complexité et l'interdépendance qui se développent, sont trois facteurs d'explosion des coûts du risque et donc des forfaits.

La tendance est donc au développement "de centres de compétences agiles" dans les organisations pour réduire ces risques et maîtriser les coûts et le delivery.

Des équipes pluri-disciplinaires qui vont aider à la transformation dans le cadre d'une stratégie globale.
Ces centres qui se développent dans les grandes entreprises comme SUEZ environnement ou la Société Générale. Cette dernière était représentée par Romain RansonResponsable de la division Continuous Delivery Agile, qui regroupe les méthodes et outils agiles, la Software Factory, le testing et les méthodes et les outils d'exploitation. L'organisation vient donc à l'appui du développement de ces nouvelles compétences qui irrigueront ensuite tout les domaines.

Chez les intégrateurs, comme Atos ou Devoteam, qui accompagnent leurs clients dans leurs stratégies digitales, c'est aussi un mode d'organisation privilégié. Yann Boyer-Chammar d'Atos a pu témoigner avec une grande franchise sur l'activité de son équipe qui assistait un acteur de l'assurance dans sa transformation numérique, et a choisi de lancer une approche agile, moins consommatrice de ressources, plutôt qu'un grand projet au forfait... qui aurait pu être plus lucratif pour Atos !

Mettons les pieds dans le plat. Une DSI qui sous-traite beaucoup se transforme à la vitesse de ses fournisseurs, ou de leur intérêt ou non à ce qu'elle se transforme. D'où la position de GreenSI, depuis plusieurs années, de dire que si vous ne travaillez pas avec de nouveaux fournisseurs vous avez peu de chance de vous transformer, en attendant qu'ils se transforment. 

Atos a d'ailleurs annoncé déployé un programme interne de formation Agile en accéléré de ses consultants, et c'est tant mieux pour accompagner les DSI. Leurs concurrents ayant adopté l'agile, comme Theodo ou Smile proposent déjà aux DSI de nouvelles approches pour leurs projets. Théodo est en croissance très forte et sa seule limite semble être pour l'instant sa capacité à recruter...

Des sociétés qui intéressent aussi les éditeurs de logiciels puisque Rally, l'un des spécialistes de l'agile aux Etats-Unis a été racheté l'an dernier par CA technologies. Bien vu! 

La transformation des intégrateurs travaillant avec les DSI sera certainement à l'avenir le frein ou le moteur de la transformation agile des entreprises françaises. Car quand la majorité des entreprises engagera ses projets de transformation, il n'y aura peut être pas assez de ressources en France pour tous les réaliser et pour GreenSI on se rapproche rapidement de cette date...

Si ce sujet vous intéresse, vous retrouverez les présentations de la premièreMatinée DevOps Connection içi.

En espérant alors vous rencontrer IRL à la prochaine matinée, le 16 février, qui traitera de la culture DevOps. 

samedi 23 janvier 2016

lundi 11 janvier 2016

Orange Banque: le réveil des opérateurs ?

Orange Banque: le réveil des opérateurs ?

Orange a confirmé cette semaine être en discussion exclusive pour prendre 65% du capital de Groupama Banque et ainsi accélérer le lancement d'Orange Banque pour 2017. Une opération qui sera certainement au cœur des nouveaux services de la nouvelle économie numérique. Décodage.

(Disclaimer: GreenSI analyse l'actualité et n'a aucun contact avec des personnes d'Orange ou de GroupamaBanque impliquées sur ce dossier)

La question de l'omnicanal pour Groupama

Avec Groupama Banque, Groupama possède un actif a priori doublement stratégique :
  • qui lui met un pied dans la Banque pour un Assureur mutualiste (modèle Banquassurance)
  • et l'autre dans le numérique, avec un modèle de distribution multicanal mais sans agence (en s'appuyant si besoin sur le réseau d'agences du réseau assurances Gan et Groupama)

Pourquoi s'en séparer ?
Ce double enjeu a été confirmé par la conférence de presse de mai 2014 où la banque se présentait comme au coeur de la stratégie de Groupama et des évolutions de sa relation client (omnicanal, amélioration de la connaissance clients, impact positif sur la fidélité et la satisfaction...). Elle annonçait 540.000 clients qui, visiblement, intéressent Orange pour accélérer ses plans.



Il est donc vraisemblable que la future Orange Banque restera un partenaire (en marque blanche ? via OBS ?) de l'activité assurance, en fournissant les actifs numériques dont le réseau Groupama aura nécessairement toujours besoin pour assurer son développement sur les métiers de l'assurance.
Des actifs numériques du système d'information omnicanal qui deviennent donc des actifs de plus en plus stratégiques et au coeur de toutes les acquisitions.


La quête de l'Océan Bleu pour Orange

En ce qui concerne Orange, GreenSI ne peut qu'applaudir qu'une telle idée (de racheter une banque en ligne) puisse naître chez un opérateur historique. L'actualité nous a habitué à l'inverse : des Uber et autres Amazon qui fragilisent les acteurs historiques et désorganisent leur marché.

Dans la bataille sanglante que se mènent les opérateurs de télécoms en France depuis l'arrivée du "disrupteur prix" Free, et après avoir laissé passer, dans les années 2000, le train du e-commerce et de la publicité en ligne avec des stratégies trop fermées par rapport aux GAFAsil est temps pour les opérateurs de trouver un Océan Bleu et de réellement développer une plateforme de nouveaux services hors télecoms.
Le paiement mobile est la première chose qui vient à l'esprit dans les usages qui se développent et qui pourraient compléter les services traditionnels d'une banque en ligne.

Pourquoi laisser les commissions et la connaissance clients aux nouveaux acteurs comme Square ou Paypal, ou aux acteurs historiques que sont les banques ? Les GAFAs eux mêmes, qui maîtrisent la relation avec des centaines de millions de clients et possèdent leurs numéros de carte bancaire, fourbissent tous leur "wallet" pour prendre part dans cette réorganisation attendue des paiements mobiles et surtout des commissions...

Alors pour un opérateur comme Orange qui a plus de 27 millions de clients, il n'y a pas de raison que les synergies en matière de relation clients omnicanale, notamment de vente croisées de nouveaux services bancaires ou de paiement, ne soient pas fortes.

Mais pour cela, il lui faut une marque qui puisse porter l'expérience utilisateur au-delà des produits et des services actuels, et permettre le "transfert" des clients vers ces nouveaux services, sans avoir à supporter des coûts d'acquisitions importants.

C'est d'ailleurs peut-être à cause de ces coûts d'acquisitions que Groupama Banque veut jeter l'éponge, dans un marché où les clients sont finalement très conservateurs (par choix ou par contrainte des banques) et ne changent pas massivement de banque.

Dans le classement 2015 des 10 premières marques mondiales (Brand Finance Global 500), trustées par les américains, il y a deux opérateurs de télécoms : Vérizon et AT&T. Des marques qui peuvent rivaliser avec les GAFAs.

Orange est la 46eme marque mondiale dans ce classement, la 11eme européenne et la première française, donc "not so bad !"

La combinaison "store" et omnicanal

La question du "clic & mortar" s'est posée dès les début de l'internet.
Amazon est encore là pour montrer la force de la vente en ligne, de la maîtrise totale de la distribution, et des délais. Mais c'est peut-être l'exception qui confirme la règle du modèle purement internet. L'omnicanal qui mélange les canaux internet et physiques, seul ou avec des partenaires, est en train de se développer pour permettre une meilleure expérience client.
Les banques semblent bien placées pour cette stratégie avec des réseaux et du multicanal. Sauf que certainement, vous n'êtes pas allé dans votre agence bancaire depuis plusieurs années ! Elles devront réorganiser et relocaliser leur réseau avant de pouvoir en bénéficier.

En revanche les agences des opérateurs de télécoms sont pleines !

On y va régulièrement aussi bien pour gérer son abonnement que pour voir quelles sont les nouvelles innovations technologiques qui viennent de sortir. La vague des objets connectés qui déferle en ce moment au CES à Las Vegas, comprenant beaucoup d'objets conçus par des startups françaises, n'est certainement pas un signal qui indique que ce flux va se tarir pour ceux qui sauront commercialiser les nouveaux terminaux et abonnements de l'internet des objets.

Un réseau d'agences d'Orange pleines de clients sont des points de ventes, surtout dans elles sont placées dans des galeries marchandes très fréquentées ou des lieux incontournables des villes (les fameux "flagships"), mais jouent aussi le rôle des portails des débuts de l'internet et permettent de capturer de la donnée client et de valoriser ce trafic .

Ces lieux de passage sont aussi des lieux d'expérience utilisateurs.



Apple a montré avec ses "Génies" comment développer une expérience unique en magasin et prolonger l'expérience de l'achat par celle du service ou du développement des usages.

Même les ténors de la distribution indirecte comme Microsoft dont 95% des revenus passaient par son réseau de revendeurs, ouvrent aujourd'hui en vente directe ces stores devenus stratégiques pour connaître ses clients.

Plus près de nous, Darty a montré la complémentarité des magasins avec l'internet dans le parcours client en développant le "clic & collect" pour aller chercher en magasin ses commandes en ligne et raccourcir encore les délais de livraison.

Même les startups ont leur store. Connaissez-vous Neoshopla boutique des startups lancée en 2013 à Laval et dont le modèle se développe en ce moment au Quebec ? Elle permet à de jeunes pousses de tester la vente de leurs innovations dans un vrai magasin et de se faire connaître avant de pouvoir aller taper à la porte des grands distributeurs.



Autre rupture: réinventer le back-office

Hello Bank a montré comment réinventer la banque avec un simple mobile pour les clients en terme d'expérience utilisateur.Le Compte Nickel a montré comment réinventer le système de gestion de compte, via des buralistes équipés d'un nouveau terminal connecté, les transformant en agences bancaires.
Enfin en Allemagne, la startup Number26 a aussi mis en place un processus d'ouverture de compte en un temps record depuis un mobile, mais est aussi en train de déployer Cash26 un système de paiement chez les commerçants et en faire des agences bancaires relais.

Ces pistes de nouvelle organisations sont testées depuis 2013.

Elles seront certainement aussi explorées par une Orange Banque issue d'un opérateur mobile qui a l'avantage de démarrer sans "legacy" pour son back-office. De quoi prendre de l'avance sur les banques traditionnelles qui n'auraient pas engagé la refonte et la simplification de leurs back-office pour s'adapter au monde numérique et réduire le coût client. Pour avoir récemment demandé un emprunt à un grand réseau bancaire, j'ai pu mesurer l'écart énorme, en délais et qualité de l'expérience client, qu'il y a encore en 2016 entre les agences et les centres de traitements ou de décisions en back-office.

Un boulevard pour celui qui saura réinventer les processus back-office et le SI qui va avec...
La fausse bonne idée pour Orange serait donc de recruter des managers en poste dans les back-office du secteur bancaire et qui seraient tentés de reproduire l'existant au lieu de le réinventer.

Les banques en ligne ont été construites dans les années 2000 par des consultants, anciens du secteur, sur la base de business plans ambitieux qui ne se sont pas totalement réalisés. Aujourd'hui ceux qui pensent différemment et qui peuvent réinventer un secteur sont rarement dans les entreprises de ce secteur.



Une idée pour Orange serait d'aller les chercher dans les startups de la FinTech, ou dans ceux qui contribuent au développement de cet écosystème comme The Family ou le NUMA (voir: Innover en startup ou en entreprise, une question d'équilibre). 
Des acteurs qui baignent tellement dans l'amorçage et les startups, qu'ils ont développé des approches d'incubation performantes pour transformer de façon agile une idée en réalité.

Cette démarche est agile car la carte de ce nouvel océan bleu n'existe pas encore et la meilleure destination n'est pas toujours visible depuis le port de départ. Il faudra changer de cap régulièrement en fonction des retours des clients et des récifs rencontrés.

Enfin dans les sujets de ruptures pour le domaine bancaire, GreenSI a abordé dans un billet récent celui de la blockchain : une "technologie de la confiance" promise à un bel avenir. Pourquoi ne pas l'utiliser pour inventer une nouvelle banque de dépôts ? 

Peu d'acteurs historiques ont déjà essayé de se réinventer à grande échelle avec le numérique.

On voit que dans les télécoms ça commence à bouger puisque Orange lorgne aussi sur la plateforme de vidéo à la demande de TF1, à la poursuite de Netflix sur les mobiles ; et que le nouveau Numergy-SFR, avec Michel Combes à sa tête, va annoncer sa nouvelle société le 19 janvier. Il est d'ailleurs invité le 25 janvier à la remise du prix DSI de l'année où il partagera sa vision du numérique.

Dans tous les cas si l'aventure Orange Banque se fait, elle sera certainement passionnante et GreenSI la gardera encore quelques temps sur ses radars.

mardi 5 janvier 2016

Priorités de la DSI en 2016: place au concret !

Priorités de la DSI en 2016: place au concret !

Voici revenue la période où fleurissent les articles sur: la liste des10 technos pour 2016, les 10 trucs qu'il ne fallait pas rater en 2015 et les 10 machins qui vont bousculer votre vie de DSI prochainement.

Chaque année, ces classements ont de moins en moins de sens. Peut-être parce que le numérique rend un peu tout transverse et moins cloisonné en silos, en métiers ou en industries, mais surtout parce que le numérique se conjugue mieux avec le verbe transformer qu'avec le verbe lister.

Par exemple voici les "10 priorités 2016 pour les DSI par Gartner" cette année. Dans l'ordre :
BI/Analytics, Cloud, Mobile, DigitalisationInfrastructure, ERP, Sécurité...


Non seulement il n'y a rien de neuf sous le soleil dans cette liste à la Prévert, mais surtout il n'y aura pas de projet BI/Analytics/Big Data stratégique qui ne prendra pas en compte le Cloud en tant qu'infrastructure, le mobile où se déportent les données et les utilisateurs, la numérisation des processus des activités de l'entreprise et donc ce projet aura un impact sur l'ERP et la sécurité des données.

C'était pourtant bien pratique il y a 10 ans de pouvoir se dire qu'on allait mettre le paquet sur deux buzzwords dans la liste, allez BI et CRM, et que pour le reste on verrait l'année prochaine.

Transformer : donner une autre forme


  • BI / Analytiques



  • Cloud



  • Mobile



  • Digitalisation / Marketing digital



  • Infrastructure et datacenter



  • ERP



  • Sécurité



  • Applications spécifiques par industrie



  • CRM



  • Réseaux et communications


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  • BI / Analytiques



  • Cloud



  • Mobile



  • Digitalisation / Marketing digital



  • Infrastructure et datacenter



  • ERP



  • Sécurité



  • Applications spécifiques par industrie



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  • Cloud



  • Mobile



  • Digitalisation / Marketing digital



  • Infrastructure et datacenter



  • ERP



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    Mais en 2016 plus qu'en 2015, et certainement moins qu'en 2017, il va enfin falloir rentrer dans le concret de la transformation numérique, si ce n'est pas déjà le cas et aller plus vite si elle est déjà engagée. Une transformation qui se pilote en mesurant les changements apportés par la technologie, et pas nécessairement en ajoutant des couches de nouvelles technologies posées sur des anciens processus.

    A quoi bon déployer des drones si on est pas prêt à changer sa chaîne logistique, ou du big data si on ne prends aucune décision qui ne change radialement la façon de faire, une fois obtenue la connaissance cachée dans les données.

    Pour GreenSI, les priorités de la DSI sont donc plus dans le changement de sa façon de voir les choses et/ou de les mettre en oeuvre, que dans la sacrosainte prochaine version d'un logiciel qui résoudra tout les maux, ou de nouvelles technologies très prometteuses. Et ça ce n'est pas gagné !
    Ce n'est pas gagné car entre nous, et on ne va pas se mentir, le DSI est très conservateur et il a horreur du risque. En fait il a même souvent été recruté pour ça !

    De plus sa relation avec les métiers (ceux qui vont changer avec le numérique) n'est pas toujours au beau fixe, ce qui ne simplifie pas la conduite de ces changements.

    Surtout quand l'entreprise a subit avant son arrivée le traumatisme de projets SI "pharaoniques" qui n'ont pas délivré les résultats attendus. La perte de confiance des métiers dans la technologie s'est installée, le DSI a été remplacé, mais le nouveau aura soigneusement été choisi sur sa vision conservatrice. On sait que ce n'est pas le meilleur moyen d'investir avec le SI et de tirer profit de la technologie, mais justement, cette approche de réduction des coûts et des risques rassure la DG et panse la cicatrice de la relation DSI-Métiers.

    Alors quand Gartner (comme GreenSI) défend le modèle bi-modale de la DSI, qui doit à la fois faire front sur le digital et continuer à optimiser la partie du SI moins exposée à la transformation numérique, il faut bien mettre en place une organisation de la DSI adaptée, qui devra dépasser le conservatisme et la réduction des coûts pour la partie Digitale.

    Sinon la transformation ne se produira pas et rien ne changera.

    Car la "DSI Digitale" risque plus de ressembler à un ensemble d'équipes agiles très intégrées (du design à la production) et très autonomes, en lien direct avec les utilisateurs, internes ou externes. Des utilisateurs, parfois clients ou partenaires, dont l'activité dépend de ces plateformes gérées par ces équipes.

    La fabrication de ce "SI Digital" demande la mise en place d'une plateforme mutualisée dans le Cloud, dont la performance influencera l'expérience utilisateur (UX) et qui portera les standards techniques et les référentiels du SI.
    Et les sujets concrets ne vont pas manquer en 2016 avec la loi sur l'économie numérique, la cybersécurité ou la future lois Européenne sur les données privées.

    Or, quand le même DSI chapeaute les deux organisations, il doit savoir changer "d'état d'esprit" à tout moment pour analyser et décider, en fonction de la partie du SI dans laquelle il se trouve. 

    Dans les organisations où la pression du marché demande des résultats, il y a un DSI dédié en charge de cette nouvelle partie, qui parfois peut ne pas s'appeler Directeur du SI, mais par exemple Directeur du Digital (CDO en anglais). On peut aussi trouver une organisation dédiée, avec son propre Directeur Général, quand les moyens investis sont conséquents ou les enjeux critiques pour l'avenir de l'entreprise.


    Pensez au vilain petit canard

    La DG a alors compris qu'elle ne pouvait pas demander le conservatisme et l'innovation à la même personne ou à la même organisation.C'est là tout le paradoxe, car le DSI conservateur va rejeter ce "nouveau DSI" pensant qu'il lui fait de l'ombre et surtout ne pas partager son budget avec lui. Une enquête Novamétrie de fin d'année fait ressortir que les CDOs mis en place en 2015 ont du mal a trouver un budget pour 2016...

    Alors qu'une approche coopérative s'impose et au contraire peut améliorer l'image de la DSI "canal historique", en contribuant aux projets digitaux stratégiques.

    Et pour ajouter une anecdote plus personnelle entendue dans un trophée 2015 de la profession, un dossier de DSI ne pilotant que les équipes digitales d'une grande entreprise aurait été déclassé, car il ne pilotait pas l'autre partie... et donc il n'était pas DSI. CQFD.
    Un peu comme le vilain petit canard dans les contes d'Andersen, avant qu'il ne réalise qu'il était un beau cygne blanc, et que les canards et les cygnes se partageaient le même lac (le "Data Lake" si on veut faire un peu d'humour).
    Alors que vous soyez un cygne ou un canard, 2016 va être une année très intéressante.

    La DSI devra trouver un nouveau modèle organisationnel qui intègrera le Digital, que son DSI le veuille ou non, qu'il garde le titre de DSI ou non, car il en va de la survie de son entreprise, compte tenu du rôle de plus en plus stratégique du SI dans une économie numérique.

    Les priorités de la DSI en 2016 devraient donc avoir comme ligne d'horizon la contribution de la DSI à cette nouvelle organisation et donc la poursuite de sa transformation. Ce sera aussi une ligne de force des billets de GreenSI pour 2016, car ces sujets ont déjà été plébiscités en 2015 par...vous ! (en analysant le nombre de pages que vous avez vues sur ce blog l'an dernier.)

    Comment faire émerger une nouvelle organisation ?

    Par exemple, simplement avec de nouveaux projets qui permettent de développer (et financer) de nouvelles compétences ou ressources, techniques mais aussi dans le domaine des achats, de la contractualisation et du pilotage de ces nouvelles plateformes et de l'expérience utilisateurs. En s'attachant dès le départ à se préparer à acquérir ces compétences et pas en externalisant l'ensemble du projet bien sûr.

    Mais pourquoi pas avec un vrai projet de transformation de l'organisation et des compétences, impliquant les RH et les métiers ? Les sujets ne manquent pas: agilité dont devops, équipes distribuéeslean ou mesure de l'expérience utilisateurs en temps réel... 
    Alors pour 2016, GreenSI vous présente ses meilleurs voeux, et vous souhaite la réussite de vos projets concrets  de transformation de la DSI.



    samedi 2 janvier 2016

    Meilleurs vœux de transformation numérique pour 2016

    Meilleurs vœux de transformation numérique pour 2016

    GreenSI vous souhaite une excellente année 2016, pleine d'initiatives digitales, d'apprentissages et de beaux succès. De toutes les façons on a pas le choix !



    En 2015 vous avez particulièrement aimé les articles sur le sujet du digital, que ce soit sur les nouvelles compétences (agile, devops, startup, innovation...), les nouvelles architectures du SI que cela sous-tend (blockchain, API, mobile, IoT...) et tout simplement sur les premiers signes de la transformation numérique dans tous les secteurs.
    Mais aussi sur les RH. Et ça c'est la surprise de l'année 2015, avec deux billets qui ont battu tous les records. Certainement pour nous rappeler que ce n'est pas qu'une simple affaire de technologie...

    Que ce soit sur ZDnet ou sur GreenSI.fr, vous avez lu plus de 300.000 pages cette année !

    Je vous en remercie et je repars chargé à bloc pour continuer ce blog en 2016, sur des sujets qui jailliront de l'actualité et seront en phase avec vos attentes.

    Pour ne rien rater, pensez à laisser votre email si ce n'est pas déjà fait.

    A très bientôt !