samedi 30 août 2014

Flashback sur la maison connectée et les telcos déconnectés

Flashback sur la maison connectée et les telcos déconnectés

Cette semaine, en classant des vieux dossiers, je tombe sur une étude privée, réalisée en 2007 par un grand cabinet de conseil sur le "home networking de demain et les devices associés".  Comme en 2014 on peut considérer qu'on est le demain de 2007, avant de la ranger verticalement et définitivement dans la corbeille, apprécions les convictions de l'époque. Petit flashback instructif!

En 2007, dans la maison connectée, c'est le rush vers le "quadruple play", TV+Fixe+Internet+Mobile, avec des grands usages que sont l'internet via le PC, la musique digitale, la TV numérique, la téléphonie IP, les jeux vidéo, et la domotique.

Les trois moyens de "rentrer numériquement" dans cette maison sont par la porte du FAI, de l'opérateur mobile ou du distributeur d'eau ou d'énergie. Et les acteurs  qui ont donc un avantage sont, les fournisseurs de solutions domotiques déjà présents (Legrand,...), les fournisseurs de services (ex. Eau, Gaz,....) et les telcos à la recherche de services pour remplir leurs tuyaux et capitaliser sur la présence dans le domicile de leur box.



Côté terminal, la prévision pour le "3em écran de la maison" qui va se développer selon cette étude, c'est :
  • l'ultra PC mobile
  • le cadre photo numérique
  • et l'écran détachable de la box (à l'époque la Sony Milo).
Dans ce contexte, la maison connectée est une opportunité de développement que vont se partager les telcos, les fournisseurs domotiques et les utilities.

Et bien l'avenir (2014), en France, en aura pour l'instant décidé autrement.

En 2014, les nouveaux écrans dominants sont le smartphone et la tablette, le cadre photo numérique enterré, et l'ultra-PC commence à décoller, mais est très loin derrière le mobile.

Les telcos sont sous perfusion. Le mobile qui jusque là amenait le cash, a fondu comme neige au soleil en France avec l'arrivée de Free et tous s'accrochent à l'accès internet, qui avec la convergence est devenu le marché dominant pour raccorder la maison. 

Mais là où l'étude voyait l'existence de la box comme un avantage concurrentiel, les services domotiques ou de la maison connectée ne sont pas fournis par ces acteurs. 

Les telcos ont cependant réussi a en tirer partie pour la TV numérique. Mais tiendront-ils leur position avec l'arrivée en France de Netflix le 15 septembre (Netflix: clap officiel).

La box et son bouquet de services restent un atoût sur ce marché et vont certainement faire l'objet de toutes les attentions et des prochaines révolutions. Les annonces de Bouygues Telecom avec sa nouvelle box Miami et de SFR qui intègrent Google play et Google Chromecast, vont certainement dans ce sens.

Mais alors pourquoi un tel écart entre les convictions des meilleurs experts des telcos en 2007 et la réalité de 2014?

L'analyse de GreenSI c'est que l'étude n'a pas considéré un petit détail: le consommateur. Et elle s'est un peu trop concentrée sur le réseau, qui était vu comme un actif incontournable pour offrir les services. Et bien il a été contourné. 

Internet est devenu LA plateforme de services pour la musique, les communications, et maintenant la maison connectée. Une plateforme que les telcos ne contrôlent pas. Tout juste peuvent-ils influencer sur sa "neutralité" et prioriser les flux, pour le compte de ceux qui contrôlent les services en cherchant par là une rémunération.

Une plateforme qui a permis d'amener d'autres business modèles que la facture mensuelle, pour financer les services (publicité, apps, musique, données personnelles,...)

C'est donc par la porte du consommateur qui s'est équipé en objets connectés (le smartphone étant le premier avec l'iPhone sortie en juin 2007) et en souscrivant lui même aux services en ligne, parfois gratuits, car financés indirectement, que ce destin a été changé. 

Et en 2014 cela va continuer car les enseignes comme la Fnac, Lick, et même Amazon, ont des rayons dédiés aux objets connectés qui arrivent tous avec leur lots de nouveaux services (santé, sécurité, domotique...), directement aux consommateurs, sans passer par la case opérateur.



Quels enseignements peut-on tirer de ce retour d'expérience?

Déjà, qu'il ne faut pas croire "à la lettre" les études. Même quand elles sont réalisées par des cabinets de renom!

Elles indiquent plus une direction qu'une prévision de l'avenir. Et certains cabinets comme Gartner associent toujours une probabilité à leurs prévisions. Dans le cas présent, le cadre photo et la tablette amovible de la box, se sont finalement matérialisés... mais avec l'iPad. L'acteur dominant fut Apple et non Orange ou Kodak, ce qui stratégiquement change la donne en terme d'alliances.

Ensuite la valeur d'une étude réside dans le plan d'action qu'elle va engendrer et la vision partagée qu'elle créé dans l'entreprise. Et elle doit être actualisée dynamiquement. C'est ce que résume la citation de Peter Drucker qui a longtemps été affichée dans le bandeau de GreenSI "le meilleur moyen de prédire l'avenir, c'est de le créer!".

Enfin, la relation directe avec le consommateur, par la maitrise d'une plateforme de services, est essentielle dans un monde numérique. A l'image d'Apple avec l'iPhone+Apps qui ont éclipsé le réseau, les objets connectés sont autant d'opportunités pour entrer en relation directe avec ce consommateur et échanger des données via ces plateformes de services.

Les objets connectés sont donc rentrés dans le radar de GreenSI. Et les prochaines annonces seront riches pour cette rentrée des objets connectés (suivez l'actualité sur @dsiathome): Apple avec un "gadget" connecté le 9 septembre, Samsung avec une nouvelle montre, Asus rentre dans la course, Archos sors un bonnet connecté pour écouter de la musique au chaud, la startup Sen.se avec sa mother, Microsoft qui aimerait bien rentrer dans le jeu avec une montre et un incubateur de startups pour la maison connectée ...

Mais les gagnants sur ce marché ne seront peut-être pas ceux auxquels on pense aujourd'hui. Il va falloir bien observer et ne pas se concentrer que sur les grands acteurs.

Et puis si vous êtes DSI, un dernier enseignement est celui du pouvoir du consommateur qui vous rappellera sans aucun doute le BYOD, quand les utilisateurs s'équipent eux même en terminaux et en services (Evernote, Box.net ...), et l’opérateur incontournable cette fois-ci... c'est vous ;-)

vendredi 22 août 2014

4 ans déjà, GreenSI fait peau neuve

4 ans déjà, GreenSI fait peau neuve

Après quatre ans de bons et loyaux services, 380.000 pages vues, plus de 250 inscrits à la Newsletter, et déjà deux relooking, le modèle utilisé par GreenSI sur la plateforme Blogger de Google, atteignait ses limites. 

En quatre ans le contenu a dépassé les 250 billets et il était dommage de ne pouvoir consulter facilement que les 10 derniers. Surtout les billets qui cherchent a dépasser l'actualité du moment pour voir plus loin et qui ont donc une "durée de vie" de plusieurs années, pour pouvoir se poser les bonnes questions et parfois comprendre pourquoi on en est-là.

Et puis nous avons pris l'habitude de consulter les articles sur tablettes que GreenSI a vu apparaître et auquel il a toujours. On se devait de pouvoir lire GreenSI de façon confortable sur ces nouveaux compagnons.




La nouvelle peau de GreenSI met donc en avant le contenu de multiples façons:
  • Derniers billets : comme avant (et donc dans un blog) par ordre chronologique, mais avec en plus un "slider" pour mettre en avant les articles tagués "DSI" 
  • Par thèmes : qui mettent en avant les derniers articles sur chacun des quatre fronts du modèle GreenSI (voir onglet le Modèle pour plus de précision)

  • Infrastructure & Cloud,
  • Business & Métiers
  • Innovation & Clients
  • Révolution utilisateurs.
  • Trois problématiques transverses, qui combinent ces domaines, et sont pour GreenSI des terrains d'observation privilégiés pour les entreprises ou collectivités locales :

    • La transformation numérique, qui s'adresse aussi aux managers et acteurs du marketing qui souhaitent avoir une vision système d'information sur la transformation digitale en cours
    • la "Smart city" ou ville intelligente (où la technologie joue un rôle de transformation important)
    • les objets connectés suivis par la série "DSI@Home".

      Deux comptes twitter complètent le blog pour la revue de presse sur ces deux derniers sujets. Je vous invite à les suivre (voir colonne de gauche)

  • Gouvernance: dans la colonne de droite un autre "slider" met en avant le contenu tagué "gouvernance" qui regroupe les perspectives sur les évolutions de méthodes dans les systèmes d'information.

  •  Mot-clefs: dans la colonne de gauche ne s'affichent que les mot clef importants, généralement les "buzz words" du SI. Dans la colonne de droite ce sont les mots clefs des acteurs du SI, qui permettent de retrouver les articles où ils apparaissent.
  • Vidéos : elles sont isolées dans une catégorie à part.
  • Le moteur de recherche : en haut à droite, toujours opérationnel et efficace.
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. N'hésitez pas a me remonter les bugs que vous pourriez rencontrer. Et enfin, un peu de patience pour le tri du contenu qui demande de revoir les tags des 250 billets...

A j'oubliais, pour les nostalgiques les chameaux vont revenir, je ne sais pas encore comment mais je vais trouver ;-)

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LE MAKING OF :

Pour les curieux qui se demandent comment on programme un nouveau blog et si le projet a bien été géré selon le "cycle en V" avec au moins trois environnements et un PV de recette... et bien non !

En 2014, un néophyte peut acheter un template Blogger ou Wordpress pour quelques dizaines d'euros sur une plateforme dédiée.
On a des exemples de blogs utilisant chaque modèle.

Il faut ensuite paramétrer les bons liens, mots clefs, urls... tel que cela a été prévu par le modèle pour personnaliser son blog. Le plus important, le choix des couleurs! 

Et puis pour les puristes on passe un petite journée "dans le code" pour aller modifier quelques détails, par exemple l'affichage en scrolling des règles GreenSI dans le bandeau du bas.

Pour les environnements on fait une copie de son blog à une autre url pour paramétrer mais il faut surtout ne pas mettre ce modèle en live en remplacement de l'ancien... sinon on perd le référencement de tous ses articles acquis pendant 4 ans. Ce serait dommage...

mardi 12 août 2014

Amazon chevalier du numérique défie Hachette

Amazon chevalier du numérique défie Hachette

"Dear Kindle Direct Publishing Author"..                               
 

C'est le début de l'email d'Amazon que GreenSI vient de recevoir pour fédérer autour de lui les auteurs et poursuivre sa bataille contre Hachette (aux Etats-Unis - Hachette Book Group - 4ème groupe d'édition).
Et visiblement, à côté des auteurs à succès, Amazon souhaite aussi associer les auteurs de blogs (qui peuvent déjà générer des articles commercialisables sur la plateforme Kindle d'Amazon) et tous ses lecteurs qui peuvent aussi directement publier sur sa plateforme. C'est le principe de la "longue traine" qui lui a déjà réussi pour la vente de livres. Tous éditeurs!

Une bataille entamée autour du prix réduit du livre électronique par rapport au livre papierUne bataille entamée autour du prix réduit du livre électronique par rapport au livre papier, qui lui demande une logistique (notamment de stockage) beaucoup plus onéreuse

HBG ne voyant pas les choses comme cela, met en vente ses livres entre $15 et $20 ce qui aux Etats-Unis est deux à trois fois plus cher que le prix d'un ebook. Il n'y a qu'a surfer sur Amazon.com pour s'en convaincre. 

Pourquoi une telle riposte de la part d'Amazon? 

Récemment HBR a réussi a convaincre à sa cause des auteurs célèbres qui se sont payés une page de publicité dans le New York Times pour dénoncer le "blocage" des ventes (plus pré-commandes et de mises en avant) d'Hachette sur Amazon.  Dans le même temps HBR est aussi accusé par Amazon de convaincre les autres éditeurs de monter leur prix, ce qui au pays de l'offre et de la demande, ne passe pas et se nomme "collusion", les liens secrets des cartels.

Tout cela n'est pas sans rappeler les batailles autour de la musique numérique où Apple a pris 95% de parts de marchés et imposé sa vision du prix d'une chanson a $0,99 et d'un album à $9,99. Pendant ce temps les majors se battaient sur les droits et ont vu un peu tard l'importance stratégique de la plateforme (iTunes, Spotify, Pandora...).

GreenSI qui survole le champ de bataille sans prendre position sur la situation aux Etats-Unis, a cependant déjà couvert avec plusieurs billets le retard de la France pour les ventes de livres numériques (le village gaulois),et l'opportunité manquée par l'Education Nationale (prescripteur des ouvrages des élèves) de ne pas avoir généralisé la diffusion de la connaissance au format numérique.  Ce qui aurait été une première étape de franchie avant l'arrivée des MOOC (un tsunami numérique va déferler sur l'Education) qui vont permettent de repenser l'éducation à l'ère du numérique. Et moins sérieusement, réduire le poids du cartable, rempli de livres papier, qui chaque année fait l'objet d'un reportage au 20h ;-) 

Amazon mène la charge en brandissant l'étendard de la diffusion de la culture pour tous : "Juste avant la Seconde Guerre mondiale, il y avait une invention radicale qui a ébranlé les fondements de l'édition de livres. C'était le livre de poche. Ce fut un temps où des billets de cinéma coûtaient 10 ou 20 cents, et les livres coûtaient 2,50 $. Le nouveau livre de poche coûtait 25 cents - il était dix fois moins cher. Les lecteurs ont aimé le livre de poche et des millions d'exemplaires ont été vendus en seulement la première année."

La comparaison est forte. Car depuis le livre de poche a été adopté par tous les éditeurs et permet dans l'Education d'acheter des ouvrages "classiques" pour quelques euros... même si souvent les droits d'auteurs de Messieurs Molière et Rabelais ont expirés depuis longtemps. Cela permet de valider l'ordre de grandeur des coûts de fabrication et de distribution des ouvrages à bas coûts. Et puis la place de cinéma est aujourd'hui autour de 7€-10€, l'étalon fonctionne encore pour indiquer le prix maximum d'un ebook, dans un monde de convergence des images, des vidéos et du texte.

NB :l'intégralité de la lettre de mobilisation (en anglais) est consultable sur le site dédié : www.readersunited.com

Mais ne soyons pas naïfs. Amazon a une position dominante sur la vente de livres, et sa liseuse est adoptée massivement par le public américain. La défense de la diffusion de la lecture va clairement l'avantager. Mais n'est ce pas un peu par manque de vision stratégique des éditeurs? 

Car la concurrence à Amazon s'organise en dehors des éditeurs. L'annonce de l'arrêt de la liseuse de Sony cette semaine n'est pas sans lien avec cette influence croissante d'Amazon qui laisse peu de place a des plateformes alternatives. Mais les comptes et les contenus des lecteurs de Sony seront transférés à un autre acteur qui monte au pays du soleil levant: Kobo, propriété du japonais Rakuten (et aussi de Price Minister racheté en 2010). A la dernière Japan expo à Paris, Rakuten était le seul distributeur présent dans ce monde de Geek et y démontrait les achats en ligne depuis sa tablette. Rakuten a su définir et articuler une stratégie numérique dans l'ecommerce.

Et la France? Loin de cette bataille, la France n'est pas concernée! Puisque nos députés ont voté, pour nous protéger, une loi en 2011 pour fixer le prix du livre numérique au même niveau que le livre papier. Vous y croyez?

Comme si le numérique était simplement l'image du papier dans le miroir de la transformation numérique et que l'internet avait une territorialité. L'actualité du conflit Amazon-Hachette, risque d'être plein d'enseignement pour la suite.


Au fait Monsieur Coué était français, non ?

vendredi 1 août 2014

Devoirs de vacances pour DSI curieux

Devoirs de vacances pour DSI curieux

La période estivale est souvent propice aux changements. Parfois plus que le début de l'année avec son chapelet de bonnes résolutions. Et quand on peut réellement faire une coupure avec le bureau, on aimerait revenir avec un regard neuf sur ses activités et celles de ses équipes.

C'est ce que propose GreenSI, avec ces devoirs de vacances, sans autre prétention que d'aiguiser son regard sur l'évolution de la DSI, à l'écart d'un quotidien qui nous en détourne souvent par manque de temps. Dans la liste proposée, pas de technologies à la mode ou de nouvelle rupture (vous pouvez toujours relire des billets anciens), mais des activités qui peuvent éclairer celles de la DSI à moyen terme et vous demander comment vous êtes préparé aux changements à venir?

 
Vous avez juste besoin d'un papier et d'un crayon pour noter vos bonnes idées a fur et à mesure qu'elles jailliront, ce serait dommage de les perdre. Alors, allons-y et regardez un peu au loin au dessus de votre quotidien



Cherchez le métier

Si vous êtes parti avec votre agenda, c'est l'occasion de le balayer sur un an glissant et de voir le nombre d'interactions que vous avez eu en direct avec les Directions métiers ou la DG. Une façon d'objectiver la transformation numérique de l'entreprise, qui ne se fera pas sans son SI... ou qui est peut être en train de se faire sans vous!

Si ce nombre est faible, disons moins d'une fois pas semaine, le changement de rentrée est tout trouvé. Apportez vos services de veille technologique ou de détection de "startup pépites" a ces métiers. Même l'agriculture sera transformée avec la vache connectée (voir GreenSI), alors il y a peu de chance que votre entreprise reste une exception et continue tranquillement sans rien changer à l'arrivée du numérique.



Cherchez le hasard

Nous vivons dans un monde en expansion dans de nouveaux domaines, mais saturé en sollicitations permanentes. Pas facile de savoir à quoi répondre. Mais si nous ne laissons aucune place au hasard, on n'aura peu de chance de détecter ces évolutions et risquons de rester dans une tour d'ivoire. Croyons en la sérendipité, cette chose qui nous amène à trouver ce que l'on ne cherchait pas, si on sait bien regarder, et qui serait responsable de nombreuses innovations dont la pénicilline.

Alors reprenez votre agenda et cherchez les rendez-vous que vous avez eu sans en attendre quelque chose de précis, et qui se sont révélés finalement très bénéfiques voire salutaires. C'est un moyen pratique de faire rentrer l'innovation dans l'entreprise, par la porte de son agenda...

Cherchez les "trucs" en moins

Avant de charger encore plus la barque d'une DSI déjà bien chargée, entre le récurrent, les projets et l'imprévu, il est certainement temps de profiter de cet éloignement pour se demander ce qui ne sert plus à rien. Ce qui en 2014 peut être simplifié.

Il n'y a aucune raison que la transformation numérique des entreprises ne rende pas aussi obsolètes, certaines activités à l'intérieur même de la DSI, ou qui ne puissent être remplacées par des offres standards, voire grand public. Autant de temps gagné qui sera réorienté vers les nouvelles activités demandées par le numérique.

La gouvernance des SI a empilé au cours des années des activités pour réduire les risques. Mais quand les risques se déplacent, un certain nombre d'activités deviennent de la "sur-qualité", quand elles ne sont pas tout simplement un frein. Des activités pour laquelle la DSI n'est plus évaluée et encore moins reconnue, alors a moins d'être hyper-conservateur voire masochiste, pourquoi ne pas les supprimer?

Les outils de collaboration ont aussi beaucoup progressé dans l'entreprise, amenant des échanges directs entre équipes qui réduisent le besoin, tout au moins la fréquence, des reportings et des réunions de coordination et autres outils de suivi de projets ou tableaux relus par de moins en moins de monde.

Et si vous n'avez vraiment aucune idée, il est encore temps d'envoyer un SMS a chacun de vos collaborateurs pour leur souhaiter de bonnes vacances et de leur demander à leur retour de supprimer quelque chose qu'ils font et qu'ils pensent inutile. Vous verrez ils auront des idées!

Explorez "les stores"

Si vous avez un smartphone, c'est le bon moment depuis votre hamac de télécharger toutes ces applications totalement "stupides", qui s'avèrent être de formidables générateurs d'expériences utilisateurs. De 2048 à Flappy bird en passant par les outils de productivité comme Any.do ou Azendoo.

Ce qu'ils ont en commun?


Une intuitivité de l'expérience utilisateur même en manipulant des concepts élaborés. Et surtout, arrivez a vous convaincre que le mobile change tout, et que vous ne pourrez plus encore bien longtemps ne rien changer au processus de création de nouvelles applications en interne.

Ce n'est d'ailleurs peut être pas un hasard si Apple et IBM, les deux ennemis d'enfance, se rejoignent à l'adolescence des applications mobiles avec un accord stratégique annoncé il a dix jours. Et puis cela ne vous avez pas échappé, qu'on ne dit plus "aussi ergonomique qu'Outlook" quand on présente une nouvelle application, mais que Facebook ou qu'un iPhone. Même Microsoft annonce sa restructuration pour rebondir et aborder ce monde "Cloud first" et "Mobile first" qu'il était en train de rater.

Comment les trouver ces applications? Et bien essayez déjà celles qui sont le plus téléchargées. A minima cela vous permettra de savoir où en est Mme Michu en terme d'informatique mobile, car c'est elle qui les a téléchargées... juste avant vous. Et si il y en a une qui vous plait, regardez celles qui sont associées par les recommandations des utilisateurs. Des gens très recommandables qu'il ne faut pas hésiter à suivre, peut être même avant certains de vos fournisseurs ;-)

Le/La Robinson de la tablette

Si vous avez plus de temps et une tablette 7" ou 10", GreenSI vous propose un jeu qui combine les jeux précédents. Vous partez sur une ile déserte équipée en Wifi. Un avis de cyclone vous empêche de rentrer à la fin de vos vacances. Vous allez devoir piloter vos équipes à distance pendant un mois et vous n'avez que cette tablette et le Wifi illimité. Quelles applications téléchargez vous et comment vous organiser?

De retour au bureau, proposez vite ce mode de fonctionnement aux Directeurs métiers, je suis sûr qu'ils vont adorer de revenir à l'essentiel, tout en exploitant les performances des nouvelles technologies...



Où sont mes talents numériques?

GreenSI est convaincu que vous en avez beaucoup, mais ce jeux, c'est plus pour parler de ceux de votre équipe ;-)

Etude après étude, un des écueils que vont rencontrer les entreprises dans leur transformation digitale, c'est la pénurie de talents.  

Notamment la 6ème étude annuelle de Harvey Nash (CIO survey) qui interroge plus de 3000 DSI aux Etats-Unis et dans 30 pays et qui montre que les investissements en technologies ne font qu'augmenter et a une vitesse la plus forte depuis 2006.

Mais 60% des DSI font le constat de ce déficit de compétences; encore plus saillant si vous opérez dans la zone Asie.

Il va donc falloir fidéliser vos experts, pour conserver l'entrainement qu'ils procurent déjà en interne et développer les compétences des autres, voire recruter ou profiter des acquisitions si votre entreprise est en expansion.

Les domaines d'expertises recherchés ne sont pas une surprise: plateformes dans le Cloud, architectures ouvertes sur internet, applications mobiles, API et gestion des données...

Sortez, le train des données, de la mine

Avec des systèmes plus orientés vers l'expérience client et l'innovation ouverte, notamment sur internet, la gestion de la donnée va devenir de plus en plus critique. On ne va plus pouvoir se contenter de parler de ces données qui valent de l'or mais que personne n'a vues. Il va falloir que les trains d'or (d'API) commencent à sortir de la mine !

Le paradigme a donc changé pour la DSI qui ne sera plus vue comme faisant bien son travail si elle a enfouie les données profondément dans les applications et les a bien protégées, mais au contraire si on peut les exploiter de façon transverse et parfois les ouvrir à l'extérieur de l'entreprise de façon sécurisée. 


La gouvernance des données, au sens large (structurées, non structurée, décisionnel, KM, contenu, opendata, API, ...) devient un point focal du SI.
C'est là que la DSI se posera la question de porter, seule ou pas, ce sujet dans l'entreprise
. La réponse risque de dépendre de la capacité actuelle du marketing de l'entreprise a comprendre le numérique. Si elle est faible, voire comme dans certaines PME que cette fonction est très axées sur l'opérationnel, il n'y a pas doute que la place est à prendre par la DSI. Ce sera un axe de sa transformation, quitte a intégrer de nouveaux profils. Dans certaines entreprises, surtout dans les grands groupes, on se dotera peut être d'un CDO - Chief Data Officer - rôle transverse a côté de la DSI et du Marketing.

Terminez donc ce dernier exercice en citant les noms de tous les collaboratrices et collaborateurs du service marketing, et leurs principales occupations, vous aurez certainement à travailler avec eux à la rentrée.

Et puis bonnes vacances quand même !