samedi 1 octobre 2011

Et pourquoi ne pas déployer les liseuses Kindle d'Amazon en entreprise?

Amazon, leader de la distribution en ligne, a présenté mercredi à New York sa première tablette multimédia: le Kindle Fire.


De nombreux articles ont été publiés pour saluer cette sortie et y voir un sérieux concurrent de l'iPad grâce à son prix plancher: $199. Certaines mauvaises langues disent même qu'Amazon vendrait a perte (coût évalué a $50 de plus). Ce qui n'a d'ailleurs pas beaucoup de sens puisque ce terminal va générer des revenus d'achats de livres. La rentabilité doit donc être vue sur le couple matériel+logiciel, sur sa durée de vie, comme pour les opérateurs de téléphonie qui subventionnement les terminaux et se rattrapent sur les forfaits.

Le Kindle Fire est certainement une rupture sur le marché des tablettes. Il y aura un avant et un après 15 Novembre (si la sortie est maintenue) :
  • un prix plancher autour de $200 qui va durablement infléchir la courbe vers le bas. HP avait déjà montré qu'on pouvait vendre des centaines de milliers de tablettes à $99 en quelques heures. La Playbook vient d'annoncer $200 de remise...
    Il va falloir être très créatif chez Apple pour sortir et justifier un iPad3 qui resterait au dessus de $600. Peut être la raison pour laquelle cet objet qui devait sortir fin d'année a été décalé au premier semestre.
  • une confirmation du format 7" comme le Samsung Galaxy tab. C'est un paris, mais si il marche ce format est clairement plus pratique en mobilité que le 10" de l'iPad. Il rentre dans une (grande) poche!
  • un navigateur (Silk) qui optimise les traitements entre le terminal et le serveur... dans le Cloud AWS d'Amazon. Et je vous invite a lire le billet de Louis Naugès sur le sujet car c'est une vrai rupture: "Amazon Silk, le premier navigateur Cloud"
  • et enfin une baisse de prix pour les Kindle de type liseuses ($70). Ils sont des conteneurs de livres numériques très pratiques, mieux qu'une clef USB qui n'a pas d'écran. Et deviennent même tactiles avec les modèles plus chers. Pourquoi ne pas commencer à imaginer des usages en entreprise?
GreenSI a testé la liseuse Kindle depuis sa version 3 sortie en 2010. Après 1 an d'usage elle s'avère très pratique en situation opérationnelle:
  • Pour lire en plein soleil ou en plein air, sa performance dépasse celle des tablettes. Sa batterie tient facilement la semaine
  • Sa connectivité Wifi lui permet de rafraîchir son contenu via le store d'Amazon. Elle a même un email auquel on peut envoyer des pièces jointes que l'on retrouvera sur le terminal quelques minutes plus tard.
  • Son OS se met à jour, même si ce n'est pas encore aussi simple qu'avec iTunes. Les mises à jour amènent de nouvelles fonctions enrichissant la lecture comme le partage de signet sur les réseaux sociaux
  • Plusieurs open source permettent de faire des conversions de formats de livres électronique (ePub...) y compris des formats très utilisés en entreprise comme le PDF.
  • Le moteur de recherche intégré permet de retrouver rapidement des textes de façon transverse par rapport livres. On peut mettre des signets et aller directement aux pages clefs. Enfin un écouteur permet d'écouter le texte, le Kindle étant muni d'une synthèse vocale, si les conditions ne nous permette pas de lire (disponible qu'en anglais)
  • Enfin le magasin en ligne d'Amazon permet même de convertir les chefs d'oeuvres littéraires que l'on aurait écrit et de les mettre en vente. Amazon reverse les droits. Des auteurs inconnus auraient déjà fait fortune...
Il est donc possible aujourd'hui d'imaginer une chaîne de production de documents, relativement automatisée, qui métrait a jour le contenu des liseuses Kindle.

Il ne reste plus qu'a décider qu'un Kindle, contrairement a un PC, n'appartient pas a quelqu'un mais est en libre service, et voici un moyen de gérer et de diffuser de la documentation. Mais surtout d'avoir un terminal très ergonomique que tout le monde sait prendre en main. Moins fragile et moins consommateur d'énergie qu'une tablette.

Documentation technique dans les usines, documents qualité, livres en libre service dans les bibliothèques,... les usages professionnels existent déjà. Mais on peut aussi imaginer des usages collaboratifs avec le partage de signets et le fait que les livres du Kindle sont aussi lisible depuis un PC, un iPhone et même un iPad. Amazon met un point d'honneur a être présent sur tous les terminaux, décuplant la capacité a toucher plus de personnes.

Alors si en plus le prix baisse le 15 Novembre, qu'est ce qu'on attend pour faire rentrer les liseuses dans l'entreprise?

SHARE THIS

0 commentaires: