samedi 28 août 2010

iPad Strategy : pourquoi les SI des entreprises sont concernés

iPad Strategy : pourquoi les SI des entreprises sont concernés

L'iPad se vend et se vend bien (plus de 3Millions a fin Juin) !

L'industrie des Médias est fébrile devant cette objet technologique de rupture. C'est une opportunité pour elle de développer des ventes de journaux et de monétiser des articles sur Internet car visiblement chez Apple on pris le reflex de payer (via Apple Store - cf graphique) contrairement à l'internet qui a démarré il y a 10ans avec des services gratuits et une manne publicitaire raflée par Google.


Mais c'est aussi une grande menace pour elle car les premiers retours d'utilisateurs montrent que la principale activité nouvelle des utilisateurs de l'iPad est la lecture. L'iPad s'est donc positionné au rang des livres électroniques, là ou Amazon a créé un marché ces dernières années (voir post : Le livre électronique nouvel interface d'accès au contenu)

Bon ok pour l'Edition et les Médias, mais pourquoi les entreprises des autres secteurs doivent-elles aussi être concernées pas l'iPad? A priori on ne va pas remplacer la fabrication d'acier ou la production d'eau avec des iPads ! 

Certainement. Mais elles sont concernées parce que l'iPad est copié de partout et c'est devenu un point focal d'innovation pour de nombreuses sociétés informatiques tout autour du Globe. Il y aura bien sûr des échecs, mais cette somme d'intelligence a de forte chance d'influencer durablement l'évolution de l'informatique.



Ensuite parce que l'entreprise manipule une quantité de plus en plus grande d'information non structurée facilement navigable et consultable avec ce type d'interface. Une grande partie se dématérialise pour répondre aux enjeux de flexibilité organisationnelle (on consulte de partout) et d'efficacité des processus.

Enfin parce que l'iPad est le signe d'une rupture bien plus forte pour le SI, la révolution des interfaces d'accès au système d'information :
  •  le tactile : qui fait basculer les sites web et applications mobiles vers un mode d'interaction simple et intuitif demandant cependant une adaptation des ergonomies et un changement des habitudes de navigation
  • la 3D : qui quitte la CAO et se développe notamment dans les "serious games" (jeux utilisés à des fins de formation ou de test de comportements et pratiques comme la sécurité) et dans certaines applications 2D comme les systèmes d'information géographiques qui évoluent en 3D avec la hauteur des bâtiments
  • la réalité augmentée : qui part de la 3D via une caméra embarquée dans un équipement mobile et ajoute des informations géolocalisées tirées des bases de données de l'entreprise
  • la communication machine à machine (M2M) qui modifie le rôle de l'humain et renforce celui du système d'information notamment avec le déploiement de technologies RFID
La révolution des interfaces ne va bien sûr pas se passer "qu'en surface" et modifiera profondément la façon de fabriquer et faire fonctionner les applications. C'est pourquoi l'architecture va être un sujet clef des années qui arrivent pour pouvoir "consommer" les applications de plusieurs façons avec plusieurs terminaux ce qui remettra d'ailleurs certainement en cause la notion "d'application". Mais on en parlera une autre fois.

Alors durable le SI de votre entreprise une fois des iPadLikes déployés ?



jeudi 26 août 2010

L'IT au coeur du développement durable : Green IT et IT for Green

L'IT au coeur du développement durable : Green IT et IT for Green

Le thème "green IT" utilisé pour parler d'une approche environnementale pour les infrastructures informatiques a inspiré le nom de ce blog qui l'a "généralisé". L'approche des systèmes d'information (SI), et pas uniquement de l'infrastructure (IT), n'est pas toujours "durable" comme le serait une évolution en transition douce et sans rupture inévitable ou non anticipée. D'où le nom "Green SI".
Mais revenons avec ce post aux infrastructures IT, des entreprises mais aussi des particuliers, puisque n'oublions pas que quand une entreprise lance un site web elle incite les particuliers à acheter un ordinateur ou un smart phone pour y accéder (même si c'est souvent l'inverse qui se passe !)

Premier constat : l’informatique génère une quantité importante de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) toxiques chaque année (50 millions de tonnes au niveau mondial en 2010, 75 millions de tonnes en 2014 - source Wikipedia).
En France, cela représente plus de 14 kg de déchets par an et par habitant, dont moins de 30% sont collectés et recyclés

Second constat :
 l'informatique au sens large consomme une quantité importante d'énergie électrique. Par conséquent les enjeux financiers de l'informatique verte sont très importants. Les acteurs économiques du secteur déploient d'ailleurs d'importants efforts de communication sur le thème de l'efficacité énergétique de leurs équipements : 

  1. Les NTIC consomment 13,5% de l'électricité en France. Elles sont responsables de 5% des émissions de CO2 de la France.
  2. La consommation électrique des micro-ordinateurs augmente de 5% tous les ans. La facture électrique des ordinateurs (sur leur durée de vie) est désormais supérieure au coût d’achat 
  3. En 2012 la consommation d'énergie des serveurs et datacenters aux Etats-Unis atteindra plus de 100 milliards de kWh pour un coût annuel de 7,4M$.
  4. En 2020 les infrastructures informatiques produiront indirectement plus de gaz à effet de serre que tous les avions de ligne combinés.
  5. La consommation des centres d'exploitation a augmentée de 13% en 2007 
  6. L’électricité représente 10% du budget des DSI (pas toujours identifiée dans les budgets)
Troisième constat : les infrastructures IT sont sous-utilisées. Certains chiffres donnent comme taux d'utilisation moyenne d'un serveur en moyenne autour de 6% (pour 30% des machines installées, moins de 3%). Le taux d'utilisation d'un centre d'exploitation, plus industrialisé, serait 56% de son potentiel.

Le tableau global n'est donc pas brillant : une infrastructure sous-exploitée, a faible durée de vie, qui génère des déchets électroniques et consomme beaucoup pendant sa durée de vie !

Il semble clair que les Directions des Systèmes d'Information ne peuvent pas se croiser les bras. Surtout dans des secteurs comme celui de l'environnement ou celui des collectivités locales, qui mettent souvent en avant une approche très "citoyenne".
Les chiffres et les données environnementales de l'informatique comme la consommation énergétique, les coûts d'énergie, les taux d'utilisation, la durée de vie... ne peuvent rester inexploités dans les décisions. La performance technique ne peut être le seul critère de choix et d'orientation des stratégies informatiques.

Dans mes échanges avec d'autres entreprises, deux domaines d'actions semblent être privilégiés par les DSI dans les plans court et moyen terme (ou peut être pour certains prennent de la visibilité sous cette étiquette et non sous une étiquette "technique" d'évolution de l'infrastructure). Quelques idées d'action dans chaque domaine :

GREEN IT : se pencher sur l'impact environnemental de l'informatique
  • les datacenters : localisation (la France produit une électricité qui dégage moins de gaz à effet de serre), compensation des émissions comme dans l'aérien, mutualisation pour une meilleure utilisation (virtualisation, Cloud computing)
  • la politique de gestion des déchets numériques : aller au delà de l'application de la Loi (recyclage, critère d'achat des équipements)
  • la gestion de Impression : réduire les moyens d'impression individuels, recyclage des cartouches
IT FOR GREEN : comment utiliser l'informatique pour réduire l'impact environnemental de l'entreprise
  • collaboration : réduire les déplacements (video-conférence, messagerie instantanée)
  • numérisation : accompagner l'entreprise dans la dématérialisation de tous ses flux (factures, bons de travaux, documents, ...)
  • accès au SI à distance de façon sécurisée :
  • application métier d'optimisation des déplacements, de suivi et de maîtrise énergétique, de gestion des données environnementales
NB : Le Gartner a publié son "Hype Cycle on sustainibility and green IT" pour ceux qui voudraient explorer toutes les pistes.

A ces deux axes j'ajouterai bien GREEN SI, pour éviter d'engager des moyens démesurés dans des directions fortement impactées par des ruptures a venir, qui provoqueront un vieillissement accéléré d'une partie de l'infrastructure mais aussi des applications. Et oui, chaque jour.homme investi dans la mauvaise direction a aussi un coût environnemental élevé !

dimanche 22 août 2010

Social CRM contre un CRM de moins en moins social

Social CRM contre un CRM de moins en moins social


Il n'y a pas de jour qui passe sans un article ou une nouvelle annonce autour des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et LinkedIn ou encore les Viadeos et Copains d'avant pour citer des réseaux plus développés en France.
Dailleurs cet été, Google a continué son shopping de sociétés et visiblement l'arrivée dans ce monde social qu'il n'a pas encore réussi a pénétrer après l'échec d'Orkut, le tente toujours autant. Surtout a un moment où Facebook commence a parler de monétiser son audience de 500 millions de membres(1) et introduit par exemple la publicité ciblée par age des internaute pour viser la ménagère de moins de 50ans plus difficile à identifier depuis la page de recherche de Google (les membres de Facebook donnent leur date de naissance!)

Mais vu de la Direction des Systèmes d'Information des entreprises et des collectivités locales, tout cela n'est qu'agitation vous me direz, et au mieux un réseau social sert à chercher son prochain poste dans une profession qui a une réputation de turn-over important !
D'un autre coté on observe des conflits sociaux de plus en durs chez Téléperformance ou les autres acteurs en charge des grands centres d'appels. Au delà du fond du conflit qui n'est pas l'objet de ce blog, on note cependant que les employés témoignent tous d'une difficulté de la relation avec des clients toujours plus sollicités, voire plus agressifs. La promesse d'un ciblage CRM théorique et de l'offre qui arrive au bon moment à la bonne personne ne semble pas tenue. On serait plus dans la débauche de contacts pour avoir une chance de remonter de plus en plus difficilement une pêche plus maigre.

Concernant le développement des réseaux sociaux, on peut quand même se dire que si la ménagère de moins de 50 ans commence a passer plus de temps sur Facebook que sur le site web de l'entreprise et au téléphone avec nos téléconseillers, les Directions commerciales, marketing et clientèle risquent de rapidement se poser la question de l'évolution de leurs investissements informatiques, parfois massifs, dans le CRM multicanal incluant les sites internet. Et ce jour là il ne faudrait pas que le DSI arrive avec un projet de refonte ou d'upgrade technique trop lourd...

Se pose donc la question de la rupture. Les réseaux sociaux sont-ils un nouveau canal a ajouter a mon dispositif multi-canal ? Ou sont-ils quelque chose de de radicalement différent qui réduit l'intérêt des systèmes CRM actuels des entreprises et nous forcent a se poser la question du niveau d'investissement que l'on est prêt à poursuivre, alors que de nouveau investissements vont être nécessaires pour développer le "Social CRM" ou "CRM 2.0" directement au sein des réseaux sociaux.

Les premières offres technologiques qui se positionnent sur ce créneau comme JeeMeo ou BeezBox pour citer deux gazelles françaises, martèlent que ce nouveau dispositif CRM est un nouveau canal, piloté par des "community managers" outillés pour détecter dans les réseaux sociaux les "ambassadeurs" des marques. BeezBox offre tous les outils pour Ecouter > Dialoguer > Promouvoir, de même JeeMéo permet de construire des sites communautaires intégrés à sa plateforme qui va plus loin dans l'analyse décisionnelle et le croisement avec les bases de données du "CRM 1.0" de l'entreprise.

Sur le plan de l'infrastructure on voit mal comment ne pas exploiter le Cloud computing ou le SaaS, puisqu'il s'agit de la présence internet de l'entreprise en relation avec de nombreux partenaires.

Pour des sociétés qui ont une infrastructure CRM bien pensée et mature, je pense que c'est un bon début a intégrer dans les plans 2011 voire 2012. Mais si on regarde a plus long terme c'est moins évident, une vrai rupture semble se dégager.

Regardons par exemple l'évolution du site Amazon, le "grand père" du e-commerce. Son approche "Social CRM" est totalement intégrée à sa plateforme front-office et back-office. Au niveau front office les avis de consommateurs complètent le dispositif de recommandation d'achat déjà mis en oeuvre de longue date. Coté back-office, les partenaires peuvent organiser leur magasin à leur marque au sein même du magasin d'Amazon et bénéficier ainsi de son process de checkout et de son dispositif de paiements. Dans ce modèle il y a bien une rupture car l'entreprise reconstruit son CRM sur Internet et le partage avec son eco-système.
Les entreprises vont devoir renforcer leur présence Internet avec des systèmes "on the cloud" pour avoir la capacité de capturer l'information client, de la traiter et certainement de réagir en temps réel, directement dans la conversation Facebook ou sur le blog parlant de la marque, afin d'amener le client dans sa boutique en ligne. Plus difficilement sur sa plateforme téléphonique ou l'inciter à écrire un courrier ou un mail.
Ceci va donc certainement déporter sur Internet le "front-office" actuel, le point de contact critique avec le prospect ou le client. Les systèmes CRM développés aujourd'hui seront cantonnés dans un second rôle (important quand même) pour ne traiter que la partie "back-office" transactionnelle et la gestion de la base de données client, véritable capital de l'entreprise. Donc grande prudence par les temps qui courent avant d'engager la refonte totale d'un CRM multicanal ou alors commencer a préparer les fondations pour "poser" des systèmes clients "on the cloud" dont l'entreprise aura besoin demain en fonction de son métier.

1 : polémique actuelle sur la réalité des chiffres publiés par Facebook.

vendredi 13 août 2010

Le futur de la collaboration d'entreprise

Le futur de la collaboration d'entreprise

La sortie de l'iPad a projetté la tablette au premier plan comme un moyen d'interagir avec le système d'information localisé sur internet comme les mails et autres applications de partage et d'information. Ne nous trompons pas, la tablette n'est pas un ordinateur complet, c'est un terminal déporté et convivial.
Cette forme de collaboration qui est aujourd'hui tirée par le grand public mais qui se développe dans les entreprises dites "2.0". Il y a daileurs fort à parier que les outils collaboratifs de l'entreprise vont suivre la même voix et se déporter dans le "Cloud" et leur accès deviendra "multi-terminal". Une façon d'aborder la fracture numérique entre ceux qui ont besoin d'un PC pour travailler et ceux qui n'en ont pas besoin. Le SI collaboratif est donc l'un des domaines sur lequel les ruptures SI dont nous parlons sont les plus fortes et qui va donc "vieillir" a grande vitesse dans les entreprises qui restent sur leur existant.

Mais dans l'entreprise une autre forme de collaboration existe autour du téléphone et de la visio-conférence. L'évolution de ce type de collaboration peut aussi passer par un terminal communiquant qui ressemblera certainement plus à un iPad qu'à un téléphone (ou alors un iPhone). C'est du moins ce qui pense Cisco avec le Ciu ("see you") qui veut pousser la video comme le moyen ultime de communication dans l'entreprise.

L'enjeu de Cico est de vendre toute l'infrastructure nécessaire pour la gérer y compris l'upgrade de l'infrastrucure de communication actuelle - et oui ce ne sont pas des philanthropes - et de promouvoir les services qu'ils ont déjà comme Webex et d'acquerir les sociétés qui ont les services qui leur manque.
Avec IBM, Google et Microsoft, Cisco est le quatrième acteur mondial crédible sur ce marché.

samedi 7 août 2010

Quelle est la véritable qualité de service des Clouds ?

Quelle est la véritable qualité de service des Clouds ?

Le Cloud Computing se développe et est clairement une rupture pour les systèmes d'information des entreprises, mais aussi pour tous les acteurs de l'écosystème informatique, de la DSI aux éditeurs et intégrateurs en passant par les maîtrises d'ouvrage elles mêmes.

Un des arguments souvent avancé pour "refuser" d'aborder cette rupture et adopter la stratégie dite "de l'autruche", concerne la qualité de service. Qu'en est-il vraiment ? Les clouds existants sont-ils tous de même qualité ? Certainement pas ! Il y a même des "cloud marketing" (service hébergés classiques) qui n'ont aucune capacité de montée en charge utilisateurs.
Les leaders sont-ils meilleurs en qualité que ce que les services exploitation des DSI et principaux hébergeurs peuvent délivrer ?

Pour se faire une opinion, je recommande le site http://cloudfail.net/ qui rapporte, le plus en temps réel possible, les incidents de qualité de service des principaux clouds du moment.
Pour ceux qui ont tweeté le 5 Août, on peut ainsi constater en consultant ce site, que ce n'était pas une impression, le service était bien déficient :

Update:  Thu Aug  5 22:39:04 UTC 2010: Twitter is currently recovering, Tweets are are flowing again. We expect a full recovery in the next hour.
Update: Thu Aug  5 23:46:11 UTC 2010: Twitter is fully recovered."




jeudi 5 août 2010

Les tendances de fond qui balayent les SI des entreprises

Les tendances de fond qui balayent les SI des entreprises

Les SI des grandes entreprises n'ont pas été construits en un jour et sont composés des strates (composants, technologies, applications...) empilées ces10 dernières années. Si, si cherchez bien dans le détail de vos applications, même les plus récentes. Même sans le savoir parfois, par exemple dans la dernière version de Lotus V8.5 on a trouvé un navigateur embarqué Mozilla de version antédiluvienne et certainement oublié par par IBM mais qui bloque certaines applications...


Pourquoi 10ans ? Parce que c'est certainement l'age de vie moyen d'une application (quelqu'un a déjà calculé ce chiffre sur un grand nombre d'entreprises ?). Ce qui me fait dire qu'on connait déjà la moitié du SI que l'on aura dans 5 ans car on l'a déjà !


Mais de temps en temps des lames de fond arrivent et font réellement vieillir le SI très très vite tout un pan d'applications; car la façon même dont elles ont été conçus est remise en cause. Par exemple une application conçue pour être hyper fermée et sécurisée a qui on demande maintenant une mise à jour collaborative dans l'entreprise. C'est ce type de ruptures qui laissent croire que l'on se rapproche de rive Nord et qui nous révèlent le fossé du Grand Canyon pour reprendre l'image développée dans la Carte SI 2020 (voir onglet LA CARTE).


McKinsey vient de publier une liste de ces tendances de fond et je trouve que pour la partie informatique elles collent parfaitement aux sujets abordés sur ce blog cette année.
Au point de reprendre le thème du SI durable ("sustainable") porté par le nom du blog "Green SI" !


Je vous les livre en anglais pour éviter des déformations de traduction et vous invite a aller lire l'article sur le blog de McKinsey :


• Distributed cocreation moves into the mainstream
• Making the network the organization
• Collaboration at scale
• The growing ‘Internet of Things’
• Experimentation and big data
Wiring for a sustainable world
• Imagining anything as a service
• The age of the multisided business model
• Innovating from the bottom of the pyramid
• Producing public good on the grid


ARTICLE MCKINSEY : "Clouds, big data, and smart assets; Ten tech-enabled business trends to watch"

Toutes ces tendances ont un point commun : elles sont basées sur les capacités offertes par des technologies l'information et la communication et non sur la capacité à automatiser ou déployer de la puissance de traitement. C'est a mon avis une tendance très forte sur la capacité demandée aux "Systèmes d'Information Collaboratifs" a assurer une partie du support des processus de l'entreprise en place et lieu des systèmes applicatifs traditionnels.

La bonne question de stratégie informatique du moment pour apprécier l'impact de ces tendances est donc en quoi mon plan stratégique permet à mon entreprise et son écosystème, d'augmenter ses relations et la force de sa collaboration plutôt que l'automatisation de nouvelles transactions.

mardi 3 août 2010

Une visite rafraîchissante : le Musée de l'informatique

Une visite rafraîchissante : le Musée de l'informatique

Quand on s'intéresse à la prospective il est souvent intéressant de regarder régulièrement dans le rétroviseur et de se demander pourquoi cette technologie si géniale n'a pas percée et combien les entreprises qui ont tout misé dessus on perdu. Cela permet de voir qu'Apple a lancé en 1992 le Newton, le premier PDA a écran tactile avec reconnaissance de l'écriture manuscrite. Finalement ce fut un flop mais pas pour tout le monde car Palm en ajoutant un clavier et en supprimant la reconnaissance manuscrite en a fait un succès mondial (temporaire) avant que Blackberry ne revisite l'idée en ajoutant le push mail et qu'Apple y revienne avec l'iPod touch, puis l'iPhone.


Pour la partie matériel et jeux vidéos, la France à la chance d'avoir une Musée de l'informatique situé à la Défense dans la Grande Arche, qui permet de se replonger dans le passé. Remercions pour cela l'engagement de quelques particuliers (dont Philippe Nieuwbourg) et le président du Toit de la Grand Arche (Francis Bouvier).


Aussi incroyable que cela puisse paraître, la technologie ayant atteint une obsolescence rapide est celle des ascenseurs d'accès au musée fermé depuis le 24 Avril par manque d'accès !
La fermeture au public du Toit de la Grande Arche, temporaire ou définitive est une aberration, qui entraine la fermeture du musée de l'informatique et du musée du jeu vidéo, ainsi que celle du belvédère, du restaurant, de la boutique... et tout cela en pleine saison touristique, mettant par ailleurs au chômage une quarantaine de personnes... 

Alors si vous partez en vacances, ou si vous en revenez, pensez à signer la pétition en ligne accessible sur : 
http://www.mesopinions.com/detail-signature.php?ID_PETITION=ccc4b249433ef0d325d50215e95d5aa8 


Ce musé à aussi un blog : http://blog.museeinformatique.fr/

lundi 2 août 2010

Le livre électronique nouvel interface vers le contenu écrit

Le livre électronique nouvel interface vers le contenu écrit

Après plusieurs tentatives infructueuses ces 10 dernières dernières années, il semble que l'industrie du livre est sur le point de réussir a imposer le livre électronique.
Amazon, première librairie en ligne mondiale, a lancé le premier Kindle en 2006. Il coûtait $399. Fin Août 2010, la seconde version arrive ($189 Wifi + 3G ou $139 Wifi seul) et a déjà 425.000 ouvrages a son catalogue développé depuis 2006. Border (avec le Kobo - $169) et Barnes&Noble (Nook - $149) autres libraires géants américains ont aussi leur "ebook" ou proposent celui de Sony ($169 - $299). Ces équipements permettent de se promener avec un objet de la talle d'un livre mais qui contient toute sa bibliothèque et enrichi la lecture de quelques fonctions (surlignage, prise de notes, recherche dans le dictionnaire...)

Bien sûr le lancement de l'iPad par Appel en Avril et depuis la sortie d'une application iPad par tous les grands journaux pour essayer d'enrayer la chute des ventes avec la consutlation électronique, ne sont pas étrangers à ce timing de la riposte d'Amazon.
Apple essaye de refaire avec le livre le coup d'iTunes avec la musique, ou de l'Apple Store avec l'iPhone, qui lui a permis de capturer la majorité du marché de la musique en ligne et des applications téléchargées.
La stratégie d'Amazon est intéressante et risque d'être payante pour essayer de survivre a coté d'Apple. Deux axes principaux sont a priori développés :
  • le Kindle est fait pour ceux qui lisent ! donc qui passent plusieurs heures devant un écran... qui ne doit donc pas fatiguer les yeux, être lisible en plein soleil, ne pas devoir être rechargé tous les jours, être léger, bref ce que ne sait pas faire un iPad. Il est donc en noir et blanc (dégradés) mais surtout pas en couleur avec de la video.
  • Kindle c'est l'ouverture multi-plateforme. Il existe donc des version logicielles du Kindle pour iPad, Balckberry, Android... donc un livre acheté sur Amazon Kindle peut être partagé sur toutes les autres plateformes.
  • le prix car entre $139 et $189 on est loin des $599 de la première version Wifi de l'iPad (qui monte jusqu'à $900)