vendredi 1 octobre 2010

Le secret de ceux qui survivront? une architecture orientée web


MISE A JOUR: 1er Nov 2010
L'annonce à la conférence des développeurs (PDC) par Microsoft "Our strategy with Silverlight has shifted" remet sur le devant de la scène HTML5 supporté par IE9 et laisse de coté Silverlight, dailleurs peu abordé lors de cette conférence. Certains parlent d'abandon...

NB: position rectificative de MS http://team.silverlight.net/announcement/pdc-and-silverlight/

En tout cas pour les entreprises c'est peut être une bonne nouvelle qui va remettre l'architecture au coeur des développements et repositionner les navigateurs et HTML5 comme le moyen de développer les interfaces des applications qui exposent des services. C'est ce que développe cet article posté il y a quelques semaines.

ARTICLE ORIGINAL
J'ai assisté cette semaine à une conférence passionnante de H. Guergachi (Zenexity) sur les « architectures modernes " des systèmes d'information d'entreprise. Sceptique au départ en me demandant quel nouveau concept en 3 lettres on allait bien inventer pour reconstruire une fois de plus le monde, j'avoue qu'au final la démonstration m'a bien plus par sa simplicité et par l'écart énorme entre ce monde et celui de nos systèmes d'information. Mais au bout du compte n'est-ce pas la terre fertile à la fin de ce désert que nous traversons qui se profile ? Green SI ne pouvait pas ne pas y prêter un peu d'attention !
Tout commence avec la conjecture de Brewer présentée en 2000 à L'Université de Berkeley et 3 lettres (d'où mes craintes initiales) CAP: Consistency, Availability et Partition tolerance
La conjecture énoncée puis démontrée deux ans plus tard dit que vous ne pouvez garantir que deux des trois, a vous de choisir lesquels (pour en savoir plus consultez le blog de Julian Browne que je trouve très clair).
Donc si l'on veut a tout pris a l'intégrité (C), des données par exemple, on devra renoncer a la disponibilité (A) de l'application ou a sa capacité a être partionnée (P). Or ces deux dernières propriétés sont la recette des systèmes d'information qui gèrent des millions de clients comme Amazon, ebay, Google ou Twitter. Il faut donc les conserver et arriver à la conclusion qui fait frémir tous les architectes de la salle : nos systèmes d'information doivent renoncer à garantir l'intégrité !
Sinon, ils ne pourront pas devenir les SI mondiaux de taille à concurrencer les services toujours plus innovants et à large échelle lancée par ceux qui savent construire ces architectures modernes. Effrayant constat à la limite de l'incompétence pour nos DSI.
Les autres secrets de ces champions que les grands comptes n'arrivent pas à égaler sont le couplage faible entre services "stateless" (qui ne conservent pas d'état et peuvent être réactivés en permanence), la mise en place d'usine à logiciel hyper structurées et documentées et le contrôle complet de l'analyse d'impact.
L'enjeu majeur porte donc sur l'architecture fonctionnelle et la capacité à gérer et découper tous les besoins en services, construits pour nos clients - pas nos utilisateurs - et donc construits sur, ou pour, le web. Nos utilisateurs sont des clients avec un profil spécifique. Pour H.Guergachi , la seule architecture, l'ultime architecture, c'est l'internet. Tout est distribué dans un modèle distributeur-producteur avec le partinionnement comme élément clef de la disponibilité.
Dans ce monde tout logiciel acheté est "étêté" (comprendre sans IHM) et la DSI doit contrôler toutes les IHM qui se construisent pour le système d'exploitation de demain: le brower!
La sortie d'un IE9 totalement compatible HTML5 est d'ailleurs un signe de rupture pour Microsoft (qui ose l'incompatible avec IE8 pour rejoindre les Chrome, Firefox et autre Opera) allant dans cette reconnaissance du navigateur seul interface avec les services applicatifs.

De même, tous les référentiels doivent être libérés des progiciels et contrôlés par les équipes informatiques de l'entreprise puisqu'ils sont au coeur des services fondamentaux et doivent être accessibles à tous.
Enfin, méfions-nous des intégrateurs et ne leur laissons prendre aucune décision d'architecture.

Bien sûr ce monde ne s'atteint pas en un seul jour, mais de définir et d'afficher sa cible permet de mobiliser toute la DSI dans ce sens et de se poser la question chaque jour de ce que l'on a fait pour s'en rapprocher.

Par où commencer? Deux projets essentiels à engager dès demain:
  • rénover l'existant pour qu'il soit totalement interopérable avec le web
  • être sur d'avoir une conception et une implémentation nativement interopérable avec le web pour toute nouvelle application
Les slides de la conférence:

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