TRANSFORMERS 4 : La transformation de la DSI est engagée sur 4 fronts...

Êtes vous prêts? [...]

Un hackathon à la DSI pour innover en mode startup

GreenSI présent a été bluffé par l'efficacité collaborative et l'intelligence collective déployée en si peu de temps dans un hackathon. Une démarche particulièrement adaptée pour innover pour les clients de l'entreprise[...]

Le poste de travail collaboratif en mode 2.0

Améliorez la productivité des utilisateurs avec un poste de travail collaboratif[...]

If you are going [...]

SHADOW-IT : Cachez-moi cette informatique que je ne saurais voir

Excel, base de données, et maintenant SaaS et BYOD... les utilisateurs créent leur SI[...]

Comment LEGO est en train de se faire digivorer par minecraft

Aucune industrie ne sera épargnée. Bientôt votre tour ?[...]

Protegez vite votre identité numérique avant qu'il ne soit trop tard

Aujourd'hui votre identitée réelle et virtuelle ne font qu'une[...]

samedi 28 janvier 2012

Et si on déplaçait les cloisons de la DSI du futur?

GreenSI a lancé il y a quelques mois "la DSI condamnée a innover", partie 1 qui rappelle pourquoi la DSI est defacto au coeur de l'innovation de l'entreprise. Mais quand on vous demande de toujours réduire les coûts tout en en faisant plus, il y a moment où seule la rupture dans la méthode permet d'avancer. C'est cette piste qui est explorée dans la partie 2  et insiste sur l'évolution de la gouvernance dans les parties du SI qui demandent plus d'agilité. L'innovation dans le business modèle de la DSI et dans le rôle de la DSI.


Certains pourraient se dire que si déjà l'entreprise comprenait ce que fait la DSI se serait un progrès, alors parler de rupture dans le business modèle on en est loin!
Et bien oui, cela prendra certainement du temps. Ce sera plus ou moins simple en fonction de la position de départ (comment la DSI est perçue) et de l'importance du SI pour la compétitivité du business (fonction de l'industrie et de la position de l'entreprise). Mais la dynamique est enclenchée sous la pression de l'environnement économique et technologique.
N'oublions pas les frontières des organisations des entreprises évoluent aussi. Par exemple les Directions Clientèles n'étaient pas légions dans les années 1990 avant la mode du "customer care", devenu ensuite CRM, dopé par la téléphonie puis l'internet. Et dans le même temps, la gestion des télécoms est passée des Services Généraux qui achetait les équipements, à la DSI qui exploite l'ensemble du réseau. Donc tout ça bouge! Et il n'y a aucune raison que les responsabilités de la DSI de demain soient celles d'aujourd'hui.


Par où commencer?
Par le métier bien sûr. Se poser la question de comment la DSI peut aider le métier à gagner, des nouveaux clients ou en performance.
La performance a souvent été explorée en long et en large, alors que bizarrement la conquête de nouveaux clients est moins naturelle. Et pourtant les sujets ne manquent pas quand on y regarde a deux fois.


Dans le "Business to business", la capacité a monter dès l'avant vente des prototypes des futurs services qui seront offerts aux clients, peut être du ressort d'une équipe agile de la DSI. Elle sera aussi bien placée pour prototyper l'usage de nouvelles technologies et apprécier immédiatement l'intérêt ou non, manifesté par les nouveaux clients. De part sa proximité avec le métier elle sera une source de détection d'opportunités de projets qui alimentera le portefeuille de projets et la stratégie SI.
Une nouvelle "assistance à maîtrise d'ouvrage"? Non. Une équipe opérationnelle qui travaille sur de vrais conquêtes commerciales. Et pourquoi pas avec des objectifs commerciaux.


Dans le "Business to consumer", l'idée est la même mais elle doit intégrer la contrainte de ce segment à savoir le grand nombre de clients. Elle privilégiera une plateforme lui permettant de tester et développer rapidement des services. Les technologies du Cloud offrant aujourd'hui une capacité supplémentaire de raccourcir ces délais de mise en oeuvre et plusieurs formes de services peuvent être testés sur des clients différents.


Ensuite, une fois les clients conquis, il faudra industrialiser le travail de cette équipe et rejoindre les cycles projets classiques et la mise en place d'un mode récurent.
Mais là encore le modèle peut évoluer et une simplification peut être apportée :

  • pour supprimer les étapes devenues inutiles. Car les méthodes projets sont là pour réduire les risques, mais si un prototypage amène un retour d'expérience, la connaissance des risques est améliorée. Et donc seuls ceux qui sont avérés peuvent être traités
  • pour piloter par les délais et la valeur apportée par des itérations successives. C'est le domaine des méthodes agiles. Leur adoption sera d'autant facilité que le dialogue se sera installé avec les équipes en amont.

Alors au lieu d'un découpage classique par grands domaines fonctionnels que l'on rencontre généralement dans les DSI, pourquoi ne pas dégager une approche par finalité et par exemple distinguer la conquête de l'industrialisation. Et au lieu de se limiter aux activités techniques, pourquoi ne pas intégrer des activités commerciales qui stimuleront l'ensemble du SI en ouvrant une fenêtre sur la réalité: le client.
Pour chaque finalité, des équipes, des rythmes et des méthodes adaptés. Après tout ne pas mélanger les sprinteurs et les marathoniens, c'est peut être ça l'idée à explorer...




Vous avez envie de partager des idées sur l'évolution de l'organisation de la DSI? Le 19 et 20 Avril 2012 va se tenir à Bruxelles "CIO City 2012" sur le thème "The IT Departement of the Future", le rassemblement international des membres CIO.net avec la participation de l'Insead. Venez partagez avec vos pairs et repartez avec des idées plein les poches. Pour s'inscrire: www.ciocity.com

By Frédéric CHARLES with No comments

dimanche 22 janvier 2012

Megaupload, Sony, CBS... nos SI passent en DEFCON3 ce matin!

Le 19 janvier 2012 jour de la fermeture de Megaupload restera certainement dans l'histoire comme l'une des dates de changement d'ère en matière d'affrontement pour la gouvernance de l'internet et de sécurité.

De nombreux signes montrent que l'on a franchi une étape dans le jeu de cache-cache entre ceux qui s'appuient sur la loi pour tenter de reprendre le contrôle de l'internet et ceux qui revendiquent un espace de liberté.
  • Les moyens sophistiqués (et peut être discutables) mis en œuvre par le FBI dans un combat de protection des droits d'auteurs qui va clairement au delà de la sécurité nationale des Etats Unis comme cela peut être le cas d'autres opérations contre des hackers. Lire l'article de Pierre Col sur l'opération si vous ne l'avez pas déjà fait: lien.
  • Le soutien immédiat par des représentants d'Etats dont notre Président dès le levé de la France le  20 janvier (opération qui a débutée vers 20h le 19) et bien sûr par les représentants des ayants droits.
  • L'annonce de la contre-offensive des Anonymous qui est sans appel sur le changement d'ère, car derrière Megaupload se cache les projets de lois américains SOPA / PIPA perçus comme une atteinte aux libertés de l'internet... et pas que par des hackers!
Mais au milieu de ce champ de bataille il y a les troupes des entreprises qui ne sont pas toutes habituées à ces opérations a haut risques.
Aux Etats Unis, il existe sept niveaux d'alerte et cinq d'entre eux correspondent à DEFCON. Le monde numérique vient de quitter DEFCON 5, la préparation normale en temps de paix, les conditions normales de sécurité auxquelles nous sommes habituées. Le monde numérique devrait être en DEFCON 4, préparation normale, mais renseignements accrus et mesures de sécurité renforcées.
C'est ce qui aurait du permettre de résister aux premières actions de "deny of service" actionnées vers les sites des organismes jugés responsables de, ou soutenant, la fermeture de Megaupload.

Mais les choses plus sérieuses ont commencées le dimanche 22 à 15h quand le site de Sony était piraté et l'accès au catalogue pouvait se faire gratuitement. Vers 17h c'est l'ensemble du catalogue de Sony Music et celui de Sony Films qui pouvait être téléchargé avec des liens "torrent" opérationnels.
Quand on sait que la valeur d'une société de disques dépend de la valeur de ce catalogue, on mesure l'importance de la cible. Et pour couronner l'opération un prise de guerre était affiché sur le champ de bataille: la liste des dirigeants de Sony avec leur age, adresse personnelle, nom de leur femme (même ex-femme), enfants, numéros de téléphone, salaire et bonus... Nous venons de passer en DEFCON 3, qui demande un accroissement de la préparation des forces au-dessus de la préparation normale.

Et donc après avoir passé un bon week-end les troupes informatiques rejoignent leur garnison DSI ce lundi matin en DEFCON 3. Elles réalisent que ça aurait put être eux sous les premiers tirs numériques de cette guerre d'un autre type. Il suffisait juste d'un article de presse ou d'une déclaration un peu aventureuse d'un de leur dirigeant...
Certaines PME utilisaient peut être Megaupload pour du chargement légal de gros fichiers a bas coûts, avec un abonnement "à vie" ( ! ), comme on peut utiliser Box.net ou DropBox. Ceux la vont vite aller rechercher leurs sauvegardes puisque le site est aussi fermé au légal, pendant que les autres qui viennent de déporter une partie de leur informatique dans le Cloud se demandent si ils sont vraiment à l'abris... de quoi déjà?  Et c'est bien ça le problème.

Bref, plein de questions ce lundi matin qui peuvent remettrent en cause nos choix et notre gouvernance des systèmes d'information sur le web, que ce soient les sites internet, le e-commerce, la présence sur les réseaux sociaux ou toutes les applications SaaS et plateformes IaaS et PaaS que l'entreprise utilise déjà.
Sommes nous prêt à ça?
Surtout au début d'une année où tout confirme que les budgets sont en baisse, et espérons pas celui de la sécurité, car il semblerait qu'on va en avoir besoin !
 

By Frédéric CHARLES with 2 comments

dimanche 15 janvier 2012

Du Cloud Privé acheté en boîte? pourquoi pas, mais verte s'il vous plait!

Jeudi soir dans un restaurant parisien VCE, pour Virtual Computing Environment company, recevait des DSI avec au menu la présentation des vertus de ses machines uniques sur le marché, les VBlocks, des "infrastructures convergées". Il ne fallait pas plus de fumée et de buzzwords marlketing pour éveiller la curiosité de GreenSI qui s'y est rendu.
Déjà VCE, c'est aussi les initiales d'une alliance entre VMWare, Cisco et EMC créée il y déjà plus de deux ans, qui annonce plus de 1000 employés dans le monde et qui se positionne de façon hybride sur le marché. L'idée clef est que pour faire des infrastructures Cloud il faut du réseau, des serveurs et du stockage, le tout virtualisé, alors pourquoi ne pas le faire à trois pour aller plus vite. Mais comme VMWare est une filiale de EMC, on a finalement une alliance a deux, EMC et Cisco, dont on peut quand même se poser la question de la pérennité dans le temps. Notamment suite au repositionnement de Cisco de mi-2010 qui à cependant l'air de porter ses fruits si on en juge par le cours de bourse.

Et le VBlock c'est la traduction de cette union dans une machine, dite "infrastructure convergée" puisqu'on y retrouve sur les mêmes racks et châssis les équipement de stockage, de réseau, d'UCS et de virtualisation. Il vous faut plus de puissance? Vous mettez plus d'équipement ou plusieurs VBlocks en réseau.

Mais pourquoi une machine dédié?
Le pari de VCE c'est la croissance dans les dix prochaines années du stockage (x44), du nombre de serveurs (x10) alors que les ressources humaines et financières feront moins que doubler sur la période. La seule issue: la rupture avec le modèle traditionnel des datacenters hétérogènes et par une hyper-consolidation pour se rapprocher d'un modèle industriel permettant de dégager cette nouvelle productivité. Vous avez reconnu le Cloud-privé, le modèle du Cloud mais maîtrisé par chaque entreprise.
La machine unique permet d'assurer une homogénéisation des choix technologiques et un déploiement rapide. On ne peut quand même s’empêcher de penser a un mega mainframe et de se demander si on n'est pas revenu 40ans dans le passé... bon ok, les applications sont plus modernes. 
Mais à ce stade la question que peut se poser la DG c'est pourquoi vouloir maitriser l'infrastructure, se payer SA machine "convergée" et ne pas acheter tout simplement de la capacité sur le marché chez un Amazon, IBM ou Microsoft?
C'est vrai que l'approche d'une migration globale pour une grande entreprise est certainement risquée pour certaines applications, obtenir des niveaux de service et de sécurité elévés, mais aussi tout simplement impossible en fonction des "Legacy" car toutes les technologies ne sont pas encore supportées dans le Cloud Public. Et les entreprises qui ont multiplié les technologies avec chaque nouveau projet, découvrent que ce n'est pas l'approche du marché qui se concentre sur quelques OS x SGBD x...

Les cas d'usages présentés pour la construction d'un Cloud Privé pour provisionner des postes de travail virtuels affichent des coûts allant de 20€ par mois (pour 500 utilisateurs) à 13€ quand on monte a 1500 utilisateurs. Très bien, mais finalement pas extraordinaire car certaines DSI sont déjà en dessous de ces chiffres. D'autres cas proposent de la messagerie (uniquement Microsoft) donc encore rien d'extraordinaire. A se demander si tous les acteurs ne foncent pas sur les trois cas d'usage que sont: VDI, SAP et Exchange.
 
Plus intéressant fut le témoignage de Navaho, un Cloud Computing Provider, qui est pour le Cloud, ce qu'un FAI est pour l'Internet. La bonne nouvelle c'est qu'il s'équipent avec des VBlocks et comme la performance de ces machines est au coeur de son business model, c'est un élément rassurant. Un peu comme quand vous voulez acheter une voiture et que vous demandez à un chauffeur de taxi ce qu'il pense de tel ou tel modèle. Redoutable!

Sans vouloir rentrer dans la technique, ce que GreenSI retient de cette soirée c'est que la restructuration de l'industrie informatique est en marche pour offrir des infrastructures Cloud. Finalement les entreprises, mises à part les plus grandes, vont certainement de moins en moins choisir elles même leurs matériels. Un peu comme si on allait demander à SFR si il y a bien du Alcatel dans son infrastructure pour gérer sa 3G. Avec comme conséquence que les constructeurs qui ne seront pas "insérés" dans ces offres d'infrastructures Cloud, de plus en plus packagées et les plus vendues, risquent de voir leur ventes de serveurs ou d'équipement chuter.
Et coté poste de travail la tendance est la même sauf que là c'est le salarié qui va le choisir et l'entreprise lui offrir l'environnement pour le connecter.

On comprend maintenant mieux la stratégie de Cisco en tant que constructeur.
Coté VMWare on notera que cela lui confère aussi un léger avantage à moyen terme sur son concurrent Citrix dans le domaine de la virtualisation des postes de travail.
Et pour la grande entreprise si finalement d'acheter une grosse boîte évite des débats sans fin sur les standards à retenir pour construire son prochain datacenter, et bien pourquoi pas.

Mais ce qui est pour l'instant absent du discours c'est l'environ-nement. 

Car tant qu'a construire nos prochains datacenters en empilant des boîtes, il faudrait quand même vérifier que tout ça est efficace sur le plan énergétique... surtout par les temps qui courent. Et pour finir par le menu du restaurant car j'étais sûr que vous alliez poser la question, c'était vraiment pas de la boîte! Comme quoi il ne faut jurer de rien avant de l'avoir vu.

By Frédéric CHARLES with 2 comments

samedi 14 janvier 2012

RSE 101: 101 questions que vous vous posez certainement sur les Réseaux Sociaux d'Entreprise,

Sur un campus universitaire américain le "BA 101", pour Business Administration "One O One" est connu de tous comme le cours fondamental pour démarrer ses études de gestion de l'entreprise ou son MBA. Et c'est comme cela dans toutes les matières où le 101 est réservé au premier cycle, premier cours, un point de passage obligé.

Ce mois çi aux éditions Diateino sort l'ouvrage Les réseaux sociaux d'entreprise en 101 questions et je ne peux m'empêcher de déjà l'appeler RSE 101. 

C'est le socle fondamental pour que chaque entreprise puisse aborder les réseaux sociaux, à son rythme, en fonction de sa propre situation et de ses propres questions.

Et quand on sait que 2012 est l'année charnière de bascule des "early adopters" comme MMA, Mines Paris Tech,Dassault ou Lyonnaise des Eaux qui témoignent leur retour d'expérience dans l'ouvrage... vers toutes les entreprises, c'est un livre qui arrive a pic pour traiter ces questions stratégiques ou opérationnelles des RSE. De la maîtrise des options de base, à l'avenir des réseaux sociaux, en passant par les questions à se poser avant de se lancer et les impacts organisationnels, managériaux et techniques, tout est abordé.

Car maintenant que le "buzz" ou la mode est passée et que le RSE s'inscrit dans les moyens de collaboration de l'entreprise, au même titre que l'email (snif, snif, si on pouvait l'oublier celui-là...), la communication unifée et les bases documentaires, les DSI apprécieront un ouvrage pratique qui leur permet de prendre le train en marche si ils n'ont pas déjà abordé ce sujet avec leurs métiers.

Depuis 2mn que vous lisez ce billet et certainement après avoir vu le reportage de TF1 de Janvier sur la rémunération des blogeurs via des articles sponsoriés, vous devez vous dire que ça y est c'est sûr vous savez maintenant que GreenSI vit des revenus de ventes d'articles sponsorisés!
Et bien non, GreenSI reste un site indépendant et bénévole, ce qui bien sûr ne l'empêche pas de contribuer à la promotion d'idée de rupture, puisque c'est même sa raison d'être! Et le déploiement massif des réseaux sociaux comme brique collaborative de l'entreprise en fait partie bien sûr.
Ce nouvel ouvrage ayant été écrit par Anthony Poncier, Directeur et consultant chez Lecko (ex. Useo) qui a beaucoup contribué au développement des RSE par la publication d'études très sérieuses et lui même expert en la matière et auteur prolifique sur son blog personnel, on ne peut être que rassuré sur cet achat au prix raisonnable de 13€. Alors bonne lecture !

NB: Et vous pouvez même l'acheter sur Amazon en cliquant sur le lien suivant RSE101 ou en le cherchant dans les livres recommandés par le blog dans le bandeau à gauche. Et là je l'avoue que GreenSI touche quelques centimes... qui payent au mieux son hébergement!

By Frédéric CHARLES with No comments

samedi 7 janvier 2012

Kodak ou la lente inadaptation a "une vérité (numérique) qui dérange"

Cette semaine vous n'avez pas pu échapper aux commentaires sur l'assombrissement de l'avenir de Eastman Kodak. Incroyable pour une société plus que centenaire (fiche wikipedia) dont l'action plonge à 44 cents soit en dessous de la valeur de ses actifs et qui détient une marque qui évoque tant de choses dans l'imaginaire du commun des mortels sur la planète. Le nom Kodak, apparu en 1888 avait justement été choisi pour se prononcer dans toutes les langues.

Mais pour un lecteur de GreenSI ce n'est pas une surprise qu'une entreprise qui rate le virage du digital et de l'évolution fulgurante de l'économie numérique, termine au cimetière des dinosaures. Juste à coté des encyclopédies papier comme Encyclopaedia Britannica ou Universalis qui étaient en leur temps le symbole du savoir et de la réussite pendant des années. Aujourd'hui et après bien des polémiques, qui pense encore que leur modèle de production (experts, comités...) et de diffusion (papier, commerciaux en porte à porte, vente a crédit...) est adapté a un monde ou presque tout le monde est connecté, la connaissance double tous les 7 ans et où tout va très vite?

Eastman Kodak du nom de son génial inventeur George Eastman associé a cette marque internationale Kodak, est leader dans les révélateurs de films et photographies pour professionnels. Puis réussi sa migration vers le grand public avec les films souples et des appareils. Mais se laisse doubler sur ce domaine par son concurrent Polaroïd qui avait réussi a déposer le brevet de la photo développée instantanément (une révolution proche de celle du numérique quand on part de la photo argentique). Mais un Polaroïd qui finalement n'a pas eu plus de succès sur le long terme. Les stocks de films ont été réfrigérés en 2008 après l'arrêt de la production et se vendent au prix fort sur les forums de passionnés de la photographie...
La migration vers la photographie numérique et le film numérique ont donc eu raison de Kodak ce producteur de produits inadaptés au nouveau monde numérique qui se dessinait devant lui.

Pourtant des tentatives vers le numérique on été faites mais n'ont pas connu le succès nécessaire pour remplacer l'ancien modèle. Des tentatives certainement trop tardives (2004), mais surtout parce que troquer la chimie et les bacs de révélation lucratifs pour des datacenters et des chaînes de traitement numérique inconnues; ce n'est pas une décision facile à prendre. Surtout dans une société centenaire qui en a vu d'autres, donc peut être assise sur des certitudes.

Mais profitons de ce billet pour saluer une autre société plus que centenaire bien de chez nous, Legrand, atelier de porcelaine basé à Limoges et spécialiste de la porcelaine de table en 1860 est arrivé dans l'équipement électrique pour les propriétés isolantes de la porcelaine quand la vaisselle en porcelaine intéressait moins de monde. Puis dans le plastique moins cher pour les mêmes produits et résister à la concurrence et maintenant leaders mondial des produits et systèmes pour installations électriques mais aussi réseaux d'information depuis que la maison devient intelligente.


Qu'est ce qui fait la différence entre un Kodak et un Legrand?
Et bien pour simplifier, l'incendie de l'usine en 1949 et la décision rapide de se concentrer sur la production d’appareillage électrique.


Et là GreenSI ne peut s'empêcher de penser à AlGore et a son film "une vérité qui dérange" pour sensibiliser au développement durable: une grenouille trempée dans de l'eau qui se réchauffe doucement ne bouge pas jusqu’à en mourir. Ce qui lui serait bénéfique serait un vrai choc thermique, celui que l'on ressent quand on met la main sur une flamme et qui déclenche le réflexe de l'enlever.
L'extrait du film est très pédagogique:





Profitons en pour penser aux autres dinosaures que l'on rencontre tous les jours. Ceux qui peuplent nos systèmes d'information et dont on ne sait plus se débarrasser car il manque le choc thermique pour prendre la décision d'engager le projet de remplacement "de la vérité qui dérange" tout le monde:
  • Internet Explorer 6, allez même 7, qui représentent moins de 50% des parts de marchés mondiales et la vérité qui dérange qui est qu'ils sont de moins en moins compatibles avec les sites web ou applications SaaS sans parler des tablettes tactiles
  • Office 2003, dernier gardien de la bureautique individuelle, dont on utilise 20% des fonctions au mieux (et très mal) et qui s’avère totalement inadapté au monde des applications en ligne et de collaboration intensive qui est devant nous. Et la vérité qui dérange c'est que la migration vers 2010 ne l'est pas nécessairement plus.
  • le PC fixe fourni par l'entreprise, qui est passé en 30ans d'objet de reconnaissance d'un statut social de Chef de service, a une antiquité que nos DSI continnuent a nous fournir (je pense qu'ils les ont congelés comme les Polaroïd), alors qu'on voudrait venir avec notre équipement , dans un monde ou l'accès a l'information se fait de partout et tout le temps: téléphone, tablette, livre numérique et j'en passe.
  • ...
Regardez autour de vous il y en a plein qui vous regardent avec pitié et attendent que vous preniez une décision.

Alors si vous cherchez des résolutions pour cette nouvelle année, prenez celle de faire monter la température et chauffer l'eau d'un coup, c'est le meilleur service que vous puissiez rendre à la grenouille. De simplement la regarder affectueusement mène a la seule autre alternative, celle qui s'engage pour Kodak.


NB: GreenSI se décharge de toute responsabilité si vous mettez le feu à la DSI ;-)

By Frédéric CHARLES with No comments

dimanche 1 janvier 2012

GreenSI vous souhaite une année 2012 innovante et stimulante!

Si vous lisez ce blog c'est que vous êtes conscient de l'évolution fantastique des systèmes d'information, qui est en train de se produire sous nos yeux et que nous partageons ensemble depuis la création de GreenSI.

Des symboles comme Cisco, BlackBerry, Oracle ou HP ont trébuché en 2011 et ont été l'objet de plusieurs billets. D'autres "patinent dans la semoule" de l'innovation comme SAP ou Microsoft et on retient notre souffle pour qu'ils en sortent, alors que de nouveaux acteurs comme Apple, Google ou Amazon, tentent de s'engouffrer dans les entreprises et les collectivités locales alors que personne ne les attendait pas... même pas les DSI!
La transformation de nos SI est engagée mais aussi celle de cette industrie informatique mondiale et de ses processus de production, que ce soit dans les infrastructures, dans le logiciel, dans la mise en oeuvre ou dans sa gouvernance.


Je ne sais pas ce que nous réserve 2012, mais il y a peu de chance que nos budgets informatiques doublent ou que les promesses des campagnes marketing nous vantant les mérites du Cloud, du SaaS, des tablettes, du BigData... soient au rendez-vous.
Raison de plus pour rester vigilant, pour faire les bons choix d'investissements, pour éviter les pièges qui eux ne manqueront pas d'arriver et chercher ensemble le chemin de l'évolution du SI durable.

Nous sommes de plus en plus nombreux à le faire avec GreenSI.
En 2011 les idées de GreenSI se sont aussi propagées sur ZDNnet, en 2012
elle continueront leur trajectoire d'influence sur un autre réseau de blogueurs technophiles célèbre. Mais chut, je n'en dis pas plus...
Alors encore merci à tous pour votre fidélité, vos idées et vos commentaires, sur le blog, sur Twitter ou la page Facebook.

Green SI vous souhaite une excellente année 2012 et toute la réussite professionnelle que vous attendez.

By Frédéric CHARLES with No comments

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