Certains pourraient se dire que si déjà l'entreprise comprenait ce que fait la DSI se serait un progrès, alors parler de rupture dans le business modèle on en est loin!
Et bien oui, cela prendra certainement du temps. Ce sera plus ou moins simple en fonction de la position de départ (comment la DSI est perçue) et de l'importance du SI pour la compétitivité du business (fonction de l'industrie et de la position de l'entreprise). Mais la dynamique est enclenchée sous la pression de l'environnement économique et technologique.
N'oublions pas les frontières des organisations des entreprises évoluent aussi. Par exemple les Directions Clientèles n'étaient pas légions dans les années 1990 avant la mode du "customer care", devenu ensuite CRM, dopé par la téléphonie puis l'internet. Et dans le même temps, la gestion des télécoms est passée des Services Généraux qui achetait les équipements, à la DSI qui exploite l'ensemble du réseau. Donc tout ça bouge! Et il n'y a aucune raison que les responsabilités de la DSI de demain soient celles d'aujourd'hui.
Par où commencer?
Par le métier bien sûr. Se poser la question de comment la DSI peut aider le métier à gagner, des nouveaux clients ou en performance.
La performance a souvent été explorée en long et en large, alors que bizarrement la conquête de nouveaux clients est moins naturelle. Et pourtant les sujets ne manquent pas quand on y regarde a deux fois.
Une nouvelle "assistance à maîtrise d'ouvrage"? Non. Une équipe opérationnelle qui travaille sur de vrais conquêtes commerciales. Et pourquoi pas avec des objectifs commerciaux.
Dans le "Business to consumer", l'idée est la même mais elle doit intégrer la contrainte de ce segment à savoir le grand nombre de clients. Elle privilégiera une plateforme lui permettant de tester et développer rapidement des services. Les technologies du Cloud offrant aujourd'hui une capacité supplémentaire de raccourcir ces délais de mise en oeuvre et plusieurs formes de services peuvent être testés sur des clients différents.
Ensuite, une fois les clients conquis, il faudra industrialiser le travail de cette équipe et rejoindre les cycles projets classiques et la mise en place d'un mode récurent.
Mais là encore le modèle peut évoluer et une simplification peut être apportée :
- pour supprimer les étapes devenues inutiles. Car les méthodes projets sont là pour réduire les risques, mais si un prototypage amène un retour d'expérience, la connaissance des risques est améliorée. Et donc seuls ceux qui sont avérés peuvent être traités
- pour piloter par les délais et la valeur apportée par des itérations successives. C'est le domaine des méthodes agiles. Leur adoption sera d'autant facilité que le dialogue se sera installé avec les équipes en amont.
Alors au lieu d'un découpage classique par grands domaines fonctionnels que l'on rencontre généralement dans les DSI, pourquoi ne pas dégager une approche par finalité et par exemple distinguer la conquête de l'industrialisation. Et au lieu de se limiter aux activités techniques, pourquoi ne pas intégrer des activités commerciales qui stimuleront l'ensemble du SI en ouvrant une fenêtre sur la réalité: le client.
Pour chaque finalité, des équipes, des rythmes et des méthodes adaptés. Après tout ne pas mélanger les sprinteurs et les marathoniens, c'est peut être ça l'idée à explorer...
Vous avez envie de partager des idées sur l'évolution de l'organisation de la DSI? Le 19 et 20 Avril 2012 va se tenir à Bruxelles "CIO City 2012" sur le thème "The IT Departement of the Future", le rassemblement international des membres CIO.net avec la participation de l'Insead. Venez partagez avec vos pairs et repartez avec des idées plein les poches. Pour s'inscrire: www.ciocity.com










