TRANSFORMERS 4 : La transformation de la DSI est engagée sur 4 fronts...

Êtes vous prêts? [...]

Un hackathon à la DSI pour innover en mode startup

GreenSI présent a été bluffé par l'efficacité collaborative et l'intelligence collective déployée en si peu de temps dans un hackathon. Une démarche particulièrement adaptée pour innover pour les clients de l'entreprise[...]

Le poste de travail collaboratif en mode 2.0

Améliorez la productivité des utilisateurs avec un poste de travail collaboratif[...]

If you are going [...]

SHADOW-IT : Cachez-moi cette informatique que je ne saurais voir

Excel, base de données, et maintenant SaaS et BYOD... les utilisateurs créent leur SI[...]

Comment LEGO est en train de se faire digivorer par minecraft

Aucune industrie ne sera épargnée. Bientôt votre tour ?[...]

Protegez vite votre identité numérique avant qu'il ne soit trop tard

Aujourd'hui votre identitée réelle et virtuelle ne font qu'une[...]

samedi 26 mars 2011

Social Business: l'arme fatale, le Gospel !

Actualité intéressante cette semaine en ce qui concerne le Social CRM et l'Entreprise 2.0. Après Orlando en janvier, IBM a organisé son Lotusphere 2011 à Paris sur le thème du  Social Business  et pour faire le point sur son offre et les réalisations de ses clients.
Non loin de là, BlueKiwi dans une webconférence tentait l'autopsie d'un email encore chaud et vivant dans la majorité des entreprises, sur le thème "L'e-mail est mort... Quelle alternative aujourd'hui ?". 
J'ai suivi le premier évènement confortablement installé dans un amphi de Bois Colombes et le second via twitter et internet. J'ai donc pu apprécier l'introduction de la journée Lotusphere avec un gospel fabuleux qui, traversant le public est monté sur scène pour 5mn de rythme et de blues avant le discours du nouveau patron de Lotus. 



Le choix du gospel, chant d'évangile ("god spell" en anglais donc littéralement l'incantation de Dieu), finalement ne tenait rien au hasard.
Car le social business pour l'instant il faut y croire!
Le social business nous réchauffe le coeur, fait vibrer notre corde sociale et nous promet l'avènement d'une nouvelle ère. Mais nous sommes encore dans la phase d'écoute des incantations, de recherche et de reconnaissance de ses miracles. Et ce sont les vendeurs qui a ce jeux sont les plus actifs et non encore les entreprises.

Comme le gospel a pu en son temps représenter la révolte musicale contre l'esclavagisme et plus tard le racisme, le social business doit être la réponse de l'entreprise a un monde où le client n'est plus un numéro observé à 360° au travers de canaux, mais un acteur engagé, en permanente interaction avec son réseau et le réseau de son réseau, avec qui il remodèle lui même les canaux d'accès aux produits de l'entreprise en fonction de son humeur.
AirFrance l'a compris le dimanche suivant le Tsunami quand ses clients bloqués au Japon ont décidé d'utiliser Twitter et Facebook pour communiquer, alors que son dispositif client était centré sur d'autres canaux (téléphone), d'autres jours (hors week end) et un autre agenda (hausse de tarif).
Je recommande de lire à ce sujet la synthèse de cette crise par Frederic Cavazza et un des premiers billets qui a montré ce qui était en train de se passer, de Nick Vans.

Dans les incantations nous avons pu assister a une brillante prestation du chercheur André-Yves Portnoff avec la mise en exergue du Dôme de Florence où Brunelleschi réalise alors son chef d'oeuvre : une voûte double octogonale où les briques tiennent toutes seules, en chevron. Ce qui fait dire a notre chercheur que c'est la qualité des interactions entre les briques non scellées qui fait la qualité de l'organisation et que l'interaction prime sur les composantsD'ailleurs la molécule de carbone donne selon sa configuration géométrique du graphite, du diamant ou des nanotubes. Alleluia!

Le reste de la journée j'ai cherché le miracle. Et pour avoir pas mal échangé dans les couloirs (IRL avec certains de mes followers et abonnés d'ailleurs !) je crois que je n'étais pas le seul à le chercher.
On s'est d'abord collectivement rassurée avec des témoignages clients qui se sont engagés vers l'entreprise 2.0 et qui ont même une page sur Facebook, non? Alors c'est bon on est prêt pour le social business...
Puis on a eu des nouvelles du poste de travail collaboratif Vulcan qui permet de réconcilier les emails et les activités dans une même interface et de s'ouvrir au reste du SI avec une architecture d'intégration. Ça fait plus d'un an qu'on m'en parle, il y a un vrai besoin et certainement une place centrale dans l'entreprise, au moins chez les comptes Lotus. Aussi incroyable que cela puisse être, ce projet semble être encore stade du "concept". Comme si l'arrivée dans le monde réel allait rendre impure cette essence de la collaboration. Alors prions ensemble pour qu'elle redescende sur terre rapidement.
Le projet NorthStar, l'étoile polaire, qu'on aurait peut être finalement du appeler l'étoile du berger et qui aurait alors annoncé la naissance d'une nouvelle interface de type portail personnalisable et multi-terminal permettant de créer une nouvelle expérience client (ou utilisateur). Finalement on y retrouve l'entreprise, dans toute sa fierté, qui continue de penser qu'elle est au centre du monde avec la maîtrise de ses nombreux canaux de relations jusqu'à en oublier que les réseaux sociaux sont des domaines privés qu'elle ne maîtrise pas et qui sont d'une nature très différente de ce qu'elle connait. Vivement l'arrivée de Copernic et la fin de la théorie de la terre au centre du monde qui est si conforme aux évangiles.

Pendant ce temps, à l'extrême de cet univers marketing plein de paillettes et de messies comme on en trouve partout a LasVegas, une petite start-up souhaitait rebondir sur les propos d'un politique ancien Ministre mais aussi stratège et visionnaire (il a écrit Softwar, à peine sortie de son école d'ingénieur Supelec, très vite devenu livre a succès montrant l'usage de virus informatique pour faire basculer le cours de l'histoire pendant la guerre froide). Je parle bien sûr de Thierry Breton actuellement PDG d'Atos-origin qui s'est donné 3 ans pour éradiquer le mal à la racine, l'email.

Cette ancienne jeune pousse, BlueKiwi, devenue adolescente après avoir écarté récemment son père fondateur, voit dans le réseau social et les communautés l'avenir de l'email, machine de destruction massive des connaissances. Et oui vos emails finissent tous à la poubelle (par exemple quand vous quittez la société) ou ne sont plus lus, alors qu'ils contiennent les échanges et les documents qui ont structurés la majorité des décisions prises par votre entreprise. En plus ces échanges limités aux personnes que vous connaissez, n'ont pas su exploiter tout le potentiel de l'intelligence collective de votre organisation et de ceux que vous ne connaissez pas.
Alors l'email est mort? Oui et on y croit dur, puisque c'est bien sûr... une incantation de plus, qui annonce l'avènement d'une ère nouvelle pour l'entreprise et qui lui permettra de bénéficier du social business qui se sera mis en place pendant ce temps!

Je pense que les entreprises attendent du concret, des réalisations, de pouvoir faire des pilotes, d'apprendre quelque chose de ce qui se passe en ce moment dans la sphère grand public de Mme Michu qui vient de déballer son iPad2 et de faire son premier film avec, pendant que son fils regardait la télé en tweetant avec ses copains sur la nullité de l'animateur.
L'entreprise a besoin de se fixer une feuille de route et une stratégie pour aborder sa mutation en une entreprise numérique et la mutation de son environnement en social business. Pour cela elle a besoin de l'intelligence des éditeurs, des consultants et des intégrateurs, pas de leur budgets marketing.
Alors lundi au bureau quand vous redeviendrez l'esclave de vos emails avec en rêve une entreprise 2.0 et en attendant que les offres des éditeurs soient opérantes, écoutez un peu de gospel pour essayer de vous libérer, c'est le message fort d'un des leaders de la collaboration. Après tout ça a bien marché au XIXe siècle...

By Frédéric CHARLES with 2 comments

samedi 19 mars 2011

Emplacement des datacenters: être transparent ou translucide ?

Un centre de traitement des données (Data center) est une infrastructure qui héberge un centre de traitement informatique. Il possède un bâtiment sécurisé sur bien des aspects (climatisation, système de prévention contre l'incendie, contre les intrusions, alimentation d'urgence et redondante...).
Alors que penser de ce magnifique et étincelant Green Data Center à Grenoble du Groupe Business & Décisions ?
Une belle opportunité de communication, après tout il n'y a pas tant que cela de "green" datacenters, donc de datacenters aux performances environnementales améliorées. D'ailleurs c'est un des avantages compétitifs de la France grâce a une électricité d'origine nucléaire en majorité (a un moment où on se pose des questions sur ce choix politique). Et en plus à Grenoble l'énergie hydro-électrique est disponible.


Mais qui dit sécurité, dit peut être discret!
Si vous étiez client de Business & Décisions avec vos données dans ce centre, finalement vous n'avez peut être pas envie d'attirer trop l'attention avec tant d'éclairage et de tenter des opposants de tous poils. Les premiers vous reprochant d'utiliser trop d'énergie, les second pas assez et les autres que Business & Décisions soutient (ou pas) telle ou telle cause dont finalement vous vous fichez totalement.
Votre besoin c'est d'avoir vos applications et données en sécurité et de pouvoir en bénéficier 24h/24h au meilleur coût!
Dans un monde ou les attentats terroristes font peser des risques sur l'économie, ou toute question sensible peut exploser en conflit social avec blocage des moyens de production, est-il indispensable de prendre des risques sur l'économie numérique ?
Et que penser aussi de cet appel d'offre du ministère des affaires étrangère qui publie la liste des adresses IP de tous ses serveurs, accessible a tout ceux qui savent où aller chercher un appel d'offre public...
Les données d'infrastructure, logiques ou physiques, permettent d'apprendre sur le fonctionnement des installations, et fatalement de faciliter les tentatives d'intrusion. Alors pourquoi les exposer? Au contraire ne devrait-on pas les classifier?
Quand on regarde sur le net, on arrive a trouver des cartes de datacenters, ou des annonces indiquant le lieu d'un datacenter (surtout au début des projets dans l'euphorie de la décision!). Peut être plus émanant de fournisseurs de solutions qui ont besoin de communiquer que de clients qui vont les utiliser. Pourtant il semble que la majorité des acteurs restent discrets sur leur localisation. Que les cartes que l'on trouve donnent des emplacements approximatifs et ne citent que la ville. Il paraîtrait même que Google "floute" les images satellite des zones de ses datacenters sur Google Earth...
Alors finalement, est-ce un secret de polichinelle l'emplacement d'un datacenter? Pourquoi protéger les emplacements de ces bâtiments plus que l'emplacement de nos centrales nucléaires ?
Un terroriste n'a t-il pas des moyens plus sophisitiqués de découvrir où se trouvent les données d'une société pour tenter d'approcher le personnel qui y travaille ou de les détruire physiquement avec des engins explosifs. On est certainement proche du scenario James Bond ou du scenario improbable... mais si il arrivait ce serait dommage.
Alors pourquoi tenter le diable ? Restons lucide sur le monde qui nous entoure. Préférons être "translucide" c'est à dire un peu flou dans nos communication que totalement transparent! 
D'ailleurs est-ce que qu'a l'instar des abris anti-aériens, l'Etat qui cherche a stimuler les investissements du grand emprunt dans le Cloud computing, ne devrait-il pas offrir à la France des datacenters résistants a des attaques militaires et aux risques naturels ? Recycler des dépôts de missiles et des casernes enfouies.
Et sous-terre en s'inspirant des meilleurs pratiques environnementales, je suis sûr qu'on peut faire des datacenters aussi "verts" qu'en surface. Et après tout, une fois enterré, on n'est pas obligé de mettre le panneau "Ici Green Data Center" pil poil juste dessus...

By Frédéric CHARLES with 2 comments

vendredi 11 mars 2011

2013: l'intranet en tout petit au coeur du réseau social d'entreprise?

Le salon Solutions Intranet & collaboratif cette semaine, a certainement été un évènement important pour la prise de conscience de cette convergence entre l'intranet et les réseaux sociaux à la sauce collaboratif:
  • plusieurs articles pour aborder les principales annonces et retour d'expériences comme celui du Journal du Net - Les intranets à l'heure des réseaux sociaux d'entreprise.
  • présence remarquée d'entreprises comme GDF SUEZ, de conseils comme USEO qui poursuit son travail d'évangélisation et de liant à ce jeune éco-systeme et d'une avalanche de nouveaux produits.
Il est intéressant de comparer avec l'édition 2009 et de voir le chemin parcouru ces deux dernières années. Et pour ceux qui ont lancé en interne leurs premières initiatives à cette époque d'envisager l'avenir. Pour cela faisons un flashback avec l'article consacré au salon 2009 publié par Nextmodernity :
  • un salon petit, ramassé, mais où la plupart des visiteurs avaient des projets ou une problématique en tête. 
  • Le collaboratif (travailler ensemble) est devenu la principale demande des entreprises. L’intranet est de plus en plus vu comme un outil de travail pour tous plutôt que comme un outil de communication pour quelques-uns.
  • Des offres originales et déjà technologiquement matures existent autour des réseaux sociaux, des conversations, 
Il y avait déjà en 2009 les lignes directrices que l'on retrouve en 2011
Les "offres originales" de RSE ont maintenant, au moins par la taille des logos, rejoint l'importance de l'intranet, un produit vieux déjà d'au moins 10 ans. La conclusion de cet article montre la clairevoyance de son auteur (Marc de Fouchécour) puisqu'il conclu par "il faudrait implémenter des fonctions de réseau social dans l’intranet, qui permettent la mise en relation des collaborateurs et forment le terreau des futurs groupes de travail collaboratif ou de communautés de pratiques." Bien vu.
Donc deux ans plus tard le salon Intranet se retrouve avec un village RSE au sein du salon. Mais quand on y réfléchi a deux fois on se demande si c'était finalement une si bonne idée que ça. L'intranet c'est cet animal piloté le plus souvent par la Direction de la Communication et/ou la Direction des Systèmes d'Information. Or on constate les difficultés actuelles à convaincre ces Directions de s'engager sur la voie des réseaux sociaux. Les directions marketing ou commercial sont plus actives (celles qui avaient vue venir l'e-business!)
Heureusement de plus en plus de DSI on compris qu'elles avaient raté la vague de l'internet 1.0 et que les RSE était peut être la seconde qu'il ne fallait pas laisser passer pour gagner ses lettres de noblesse auprès de la DG et mettre le SI au service de la transformation de l'entreprise. Et quand on pense entreprise numérique on se dit qu'elle n'est pas forcément la moins bien placée. D'ailleurs la conférence CIOnet France qui a eu lieu cette semaine a permis cet échange entre DSI et de constater que les projets pilotés ou portés par la DSI, dans tous les secteurs, sont bien là.
Coté Direction de la Communication l'acceptation des RSE est moins évidente. l'acceptation externe n'est pas simple quand les marques sont attaquées par une poignée de forcenées via leur page Facebook, Mais en l'acceptation du RSE interne non plus car elle renverse la pyramide de la communication en mettant l'utilisateur au premier plan. Finalement le "TL" (timeline) de notre utilisateur, pour reprendre l'expression du fil d'actualité sur Twitter, c'est lui qui se la choisi, en décidant de participer a tel ou telle communauté. La DirCom n'étant pour lui qu'un fil d'information que le salarié décide de mettre (ou non) sur sa TL. Exit donc l'intranet portail page d'accueil au lancement du navigateur pour être sûr que l'information interne est lue. De toutes les façons aujourd'hui tous les navigateurs savent lancer plusieurs pages de démarrage et c'est déjà le salarié qui choisi d'arriver sur son iGoogle ou son intranet en sélectionnant l'onglet qui lui va le mieux. Et je ne parierais pas sur l'onglet intranet...
Si je bascule coté grand public, Mme Michu a déjà mis son "internet d'entreprise" à la corbeille depuis longtemps. Souvenez vous il y a 10ans il y avait un bouton sur les sites des entreprises pour mettre leur site en page d'accueil de Mme Michu(!) puis en favori car la concurrence était devenue rude... enfin à la poubelle quand les portails de services sont arrivés. Mais aujourd'hui Mme Michu lance sa plateforme de communication universelle, où elle retrouve ses amis, ses informations, peut les tager, voter... je veux bien sûr parler de Facebook. Elle y passe de plus en plus de temps et délaisse les sites internet des entreprises. Pour être présente sur cette plateforme, l'entreprise va essayer d'intéresser Mme Michu par son contenu multimedia qu'elle pourra suivre ou via le bandeau des publicités ciblées. Mais pas en l'obligeant a consulter son site au lancement du navigateur...
Le salarié ne cherche pas plus que Mme Michu a se faciliter la vie pour faire son travail. Il a besoin d'une plateforme qui lui permette de collaborer "sans fioritures" et de choisir ses outils et ses sources d'information. De personnaliser son environnement. Une plateforme qui ressemble a Facebook mais où tout lui permet de prendre contrôle de ses activités, de ses projets, de trouver les documents et d'interagir avec ses communautés internes.
Or regardons nos intranets dans l'ensemble (voir les études du Benchmark Group et les salons Intranet)... ils y ressemblent peu! L'information "subie" est sur-représentée par rapport à l'information "choisie". Plus une entreprise est complexe dans son organisation, plus on submerge le salarié avec des informations très éloignées de son quotidien et de ses objectifs.
La révolution que je souhaite pour les  deux ans qui arrivent, serait un Salon RSE 2013 dans lequel il y aurait un petit village intranet. Car l'intranet de communication tel que pensé aujourd'hui, n'est qu'une petite partie des besoins de collaboration du salarié. Le RSE devrait prendre la place centrale a coté de la gestion des connaissances. Celle qui est animée et partagée par l'ensemble des salariés.
Et dans ce petit village intranet, au coeur du réseau social de l'entreprise, les entreprises les plus avancées en communication y logeront les blogs de leurs Directeurs, qui permettront une communication directe et chaleureuse avec les salariés, en lieu et place des communiqués de communication... parfois disponibles sur Twitter ou LaTribune avant d'être diffusés en interne.


Et aussi sur Green SI : l'intranet est mort, vive l'intranet

By Frédéric CHARLES with 2 comments

dimanche 6 mars 2011

Une entreprise a t-elle le choix de ne pas se transformer en une Entrerprise 2.0 ?

Pour répondre a des commentaires de visiteurs et synthétiser l'opinion de Green SI sur la nécessité qu'ont les entreprises a se transformer en "Entreprises  2.0" je propose le schéma suivant :



La migration des consommateurs en nombre et en temps passé sur les espaces 2.0 (Facebook, Youtube, blogs...) est ineluctable. Toutes les statistiques le démontre. Facebook représente une page sur quatre vues aux Etats-Unis et sa progression comparée à Yahoo, le leader de l'internet "portail" du début de l'internet est sans appel :


Si l'entreprise continue de se concentrer sur sa présence électronique e-commerce développée depuis 2000 elle s'adressera avec le temps a de moins en moins de consommateurs, qui y seront présents de plus en plus furtivement.

La migration vers l'entreprise 2.0 correspond à la capacité pour l'entreprise a avoir des salariés pouvant engager la conversation avec les consommateurs, suivre les discussions sur les réseaux et y produire du contenu. L'enjeu de l'entreprise 2.0 va bien sût au delà de cette capacité puisque l'entreprise elle même modifie son fonctionnement interne en ajoutant la collaboration à des processus parfois très (trop ?) structurés et en mobilisant son intelligence collective.

Une alternative a cette transformation, qui ne durera malheureusement qu'un temps, est de recruter des sous-traitants (agence de com ou marketing, statgiaires, ...) pour agir et construire dans les réseaux au nom de l'entreprise. C'est un peu comme si une entreprise avait refusé de s'équiper de téléphones il y 50 ans sous pretexte qu'une bonne visite client était plus chaleureuse qu'un appel téléphonique...

By Frédéric CHARLES with 3 comments

vendredi 4 mars 2011

Ne pas confondre le "Social CRM" et le "Réseau Social autour du CRM"

Avec des annonces marketing de plus en plus confuses ou les môts Social et 2.0 sont mis à toutes les sauces, il est certainement temps de clarifier le vocabulaire et le positionnement du Social CRM :
  • par rapport au CRM
  • par rapport aux réseaux sociaux d'entreprise
La proposition de clarification de GreenSI est la suivante : 
  • CRM Transactionnel : le CRM traditionnel apparu fin des années 1990 est centré sur les transactions et la gestion de la relation client. Il a évolué vers un CRM multicanal dont le principal objectif est toujours de gérer des transactions, même si la vente sur rebond (suite a un appel client résolu) était déjà une façon d'engager la conversation. C'est cette idée qu'il faut garder en tête mais dans un monde numérique où le client surfe sur votre site et surtout, la où il passe de plus en plus de son temps, dans les réseaux sociaux comme Youtube, twitter, Facebook....
  • CRM Social : l'objectif est d'engager la conversation avec les clients.Ce que les commerciaux terrains dans le B2B savent depuis longtemps. La nouveauté du Social CRM c'est la capacité a l'engager sur le terrain numérique, notamment dans les réseaux sociaux externes, grand publics ou professionnels.
  • Réseau Social (autour du) CRM : pour engager cette conversation la capacité a mettre en action l'intelligence collective des forces de vente et à collaborer peuvent s’avérer déterminants. Cette collaboration peut être étendue dans l'entreprise et son réseau social.
  • CRM Analytique : enfin l'analytique va fortement évoluer dans ce modèle, car là où il se contentait des données du CRM transactionnel, il est maintenant l'outil d'écoute, d'analyse et de décision des données social internes et externes. Les volumes a traiter de données à traiter explosent. Les délais de décision se raccourcissent, jusqu’à des décisions temps réels lors de la conversation dans les réseaux sociaux externes.

Deux questions sont souvent posées autour du Social CRM et auxquelles je propose deux hypothèses en décallage par rapport aux ambitions de certains éditeurs :
  • Non, le Réseau Social CRM ne peut pas être le Réseau Social de l'Entreprise. Où alors on a affaire a une entreprise purement commerciale. 
  • Non, le CRM Social avec les clients n'est pas le Réseau Social CRM centré sur l'interne. La mobilisation de l'intelligence collective interne demande une animation proche de celle d'une force de vente. Elle se pilote et l'entreprise a la main.
    Avec le Social CRM c'est le client qui a la main et l'équipe commercial qui essaye d'engager puis de garder la conversation, sans chercher la vente immédiate. Bien sûr, la maîtrise d'un Réseau Social CRM interne facilitera la maîtrise du Social CRM externe, par les équipes commerciales.
Ce modèle permet l'analyse d'une offre comme Salesforce et Chatter le réseau social au sein de salesforce.com qui vient d'annoncer sa nouvelle version le 3 Mars:
  • Salesforce = CRM transactionnel avec des fonctions de reporting
  • L'intégration entre Saleforce et Facebook annoncée est la possibilité de voir une page de mur facebook (a priori celle d'un produit) comme un flux à l'intérieur de Saleforce, permettant au service client de créer et traiter des dossiers (transactionnels): incidents, insatisfaction...  et d'éviter de se retrouver avec des clients insatisfaits
  • Chatter n'est pas un RSE!Chatter est le réseau social des commerciaux qui devra pouvoir être étendu et connecté au RSE pour bénéficier d'une intelligence collective plus large. Il est clair que l'objectif commercial de salesforce est de pousser Chatter comme RSE. Mais attention au fait que ses fonctionnalités de RSE sont très en deça des autres produits du marché (Yammer, BlueKiwi, ...). Sa force est clairement dans le Réseau Social CRM car il fonctionne dans le contexte des données du CRM transactionnel. Ainsi il sait générer des alertes sur des modifications d'objets comme la fiche client. Ce sont des fonctions qui s'inscrivent dans la tendance ERP 2.0 où les applications vont interagir avec les utilisateurs dans des "conversations".
  • Analytique : Il n'y a pas encore dans salesforce de moyens de décision analytiques permettant d'agir dans les réseaux. C'est un domaine en fort développement avec des beaux projets que j'ai pu voir dans les start-up de la place parisienne.

Je voudrais terminer les aspects humains liés au Réseau Social CRM.

Imaginez une équipe de commerciaux, organisée hiérarchiquement, qui se partage de comptes et des territoires et intéressés sur la réalisation de leurs objectifs. Pour cela ils doivent tous utiliser le même outil, leur CRM, qu’ils n’ont pas nécessairement choisi et qui sert de reporting et de suivi des ventes et des objectifs par la hiérarchie.

Et là c’est la révélation qui arrive, l’éditeur de la solution de CRM commercial propose un réseau social intégré. Et la promesse, délivrée 24h/24h sur Internet a coup de budget marketing certainement impressionnant, est que si notre équipe commerciale utilise Chatter elle peut devenir par magie une communauté.En activant une simple fonction!
Et en plus une équipe productive si j'en crois mes tweets...



Vous y croyez vraiment ?
Reprenons nos esprits, une communauté se construit sur des objectifs communs. Ses membres s’expriment en confiance. Elle développe l’entraide parce les individus qui contribuent et permettent d’atteindre un résultat d’équipe, sont valorisés. Les premiers retours d'expérience de l'entreprise 2.0 sont là pour nous le rappeler. Et le chemin est encore long pour amener l'entreprise 2.0 à la productivité.

Dans le système commercial, et de facto dans le CRM, au contraire d'une communauté, tout a été pensé pour stimuler la compétition, développer le cloisonnement et ne partager que ce qui est indispensable. La survie de l’entreprise peut dailleurs en dépendre, dans les appels d’offres pour garder la confidentialité des offres ou pour faire face au turn-over de la population commerciale.
Non l’ensemble des utilisateurs d’une application de CRM commercial ne forment pas une communauté, désolé. Le petit personnage rose ci-contre s'est égaré sur mon blog et n'est certainement pas un commercial qui souhaite le bonheur de ses collègues dont les objectifs impactent directement ou indirectement les siens. 

Le Réseau Social CRM est certainement un élément clef pour aborder le Social CRM, mais il ne sera pas activé par un simple changement de version de votre plateforme de CRM transactionnel, mais par une réelle stratégie Entreprise 2.0 incluant votre population de commerciaux. 

Pour aller plus loin dans les idées poussées sur ce sujet, voici d'autres articles de GreenSi toujours d'actualité :

By Frédéric CHARLES with 8 comments

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